OM : Des supporters en comparution immédiate

OM : Des supporters en comparution immédiate©Panoramic, Media365
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Joana Guerra Mota, Media365, publié le lundi 01 février 2021 à 15h20

À la suite des dégradations causées à le centre d'entraînement Robert-Louis-Dreyfus, certains supporters marseillais ont été placés en garde à vue et vont être jugés en comparution immédiate ce lundi après-midi.

Samedi, le centre d'entraînement Robert-Louis-Dreyfus a été envahi par des supporters de l'OM furieux de la mauvaise gestion du club. Et ces derniers n'ont pas hésité à faire part de leur colère. Environ 300 supporters étaient réunis, équipés de pétards, de feux d'artifice et de fumigènes. Des actes violents se sont déroulés, obligeant le report du match face à Rennes. Les personnes présentes ont pris d'assaut le centre d'entraînement, notamment les bâtiments du groupe professionnel. La Commanderie est plus que dégradée. Selon le club, les dégâts s'élèvent à « plusieurs centaines de milliers d'euros. » Le club a décidé de porter plainte. Évidemment les forces de l'ordre étaient sur place et ont elles aussi subi la colère des supporters marseillais. Parmi les 300 personnes sur place, 18 ont été placées en garde à vue le jour-même. Frank McCourt n'a pas hésité à comparer ces incidents à ceux du Capitole, aux États-Unis.


Des supporters jugés en comparution immédiate

Sur les 18 supporters placés en garde à vue dans la nuit du samedi au dimanche, 14 ont également passé la nuit du dimanche au lundi au commissariat. Ce lundi après-midi, certains d'entre eux vont être jugés en comparution immédiate. La justice n'a donc pas tardé à agir. Parmi les sanctions, une interdiction de stade peut-être imposée, ainsi que des amendes, voire des peines de prison selon les chefs d'accusations. Tout cela, Jacques-Henri Eyraud le regrette. Au micro de Téléfoot, il a avoué que tout ça aurait pu être évité : « Cette semaine, nous avons proposé aux groupes ultras de rencontrer la totalité de l'effectif professionnel de l'OM. Tous les joueurs étaient d'accord pour rencontrer les représentants des groupes ultras. Ils ont refusé cette rencontre, ce qui veut bien dire qu'il y avait une préméditation de l'action que nous avons connue hier. Et par rapport à cette question, il faut que chacun soit responsable de ces actes. Quand on tend la main comme je viens de le décrire, il faut que ceux qui ont décidé de refuser le dialogue l'assument aussi, encore plus quand ils ont fait déchaîner une violence qui ne devrait pas avoir lieu en France et à l'OM en particulier. »

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