Giro : L'annulation de Paris-Roubaix augmente l'inquiétude de Mauro Vegni

Giro : L'annulation de Paris-Roubaix augmente l'inquiétude de Mauro Vegni©Panoramic, Media365

Mathieu WARNIER, Media365, publié le vendredi 09 octobre 2020 à 20h25

A la suite de la 7eme étape du Giro, le patron du Tour d'Italie n'a pas caché que l'annulation de Paris-Roubaix n'est pas une bonne nouvelle quant à la suite de son épreuve.

Le peloton professionnel n'arpentera pas les pavés du Nord et cela inquiète en Italie. En effet, ASO a confirmé ce vendredi que la classique Paris-Roubaix ne pourra pas avoir lieu cette année à la suite des nouvelles mesures de lutte contre le coronavirus mises en place dans la métropole lilloise. Une détérioration de la situation sanitaire en France qui pourrait annoncer une pareille évolution en italie, qui a été déjà durement touchée par la maladie. Directeur du Giro, Mauro Vegni n'a pas caché son inquiétude face aux éventuelles décisions des autorités. « Je pense que si nous devions faire face à une telle situation, nous ne pourrions pas faire grand-chose. Si les autorités locales prennent une décision, nous devrons nous y conformer, a assuré au micro de la RAI le patron du Tour d'Italie. Nous avons eu la confirmation de l'annulation de Paris-Roubaix. J'en suis désolé car nous perdons une des classiques les plus importantes, qui ne peut être comparée qu'à Milan-Sanremo. C'est dommage. Mais, par-dessus tout, cette situation m'inquiète car elle signifie que le niveau de contagion augmente et que nous avons encore deux semaines de course devant nous. »

Vegni aussi inquiet pour la Vuelta

Alors que la situation en Italie commence à se dégrader, la région de Madrid pourrait passer en état d'alerte face au coronavirus. Interrogé sur la possibilité que la Vuelta ne puisse pas aller à son terme dans les meilleures conditions, Mauro Vegni a confirmé son inquiétude. « Le cyclisme vit par le public qu'il attire mais, malheureusement, cela augmente également le risque de contagion, assure le directeur du Giro. Je ne sais pas quelle est la situation en Espagne mais, de ce que j'entends, ils sont en alerte depuis plusieurs jours, ce qui n'est heureusement pas encore le cas en Italie. Mais, comme je l'ai dit auparavant, je suis inquiet car il nous reste deux semaines de course. » S'il assure vouloir maintenir sa course dans une bulle et demande le respect le plus strict des gestes barrières, Mauro Vegni est également inquiet en raison de la... neige. En effet, la troisième semaine verra le peloton aller en haute altitude dans les Alpes. « Nous avons deux raisons de s'inquiéter : le coronavirus et la troisième semaine. Pour la première, on ne peut rien faire à part rester vigilants et continuer de suivre les protocoles en place, ajoute le patron du Giro. La troisième semaine est un problème qui n'en est pas un pour le moment car nous avons déjà étudié toutes les solutions nécessaires pour permettre au Tour d'Italie de se conclure sans le dénaturer. » Si le Tour de France a pu bénéficier d'une fenêtre favorable, le doute reste substantiel concernant la fin de la saison cycliste.

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