Moreau: "Tout le monde est investi"

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Marien Moreau est en pleine possession de ses moyens avec les Bleus. (Reuters)

Leader de son groupe avec neuf points glanés sur neuf possibles, l’équipe de France aborde son second tournoi de qualifications à l’Euro 2013, vendredi, à Jelgava (Lettonie), avec le plein de confiance. Intraitable face à l’Espagne, la Hongrie et la Lettonie, Marien Moreau a tourné à 22 points de moyenne et espère confirmer ses bonnes dispositions sur le sol letton. Entretien.

Marien, inutile de vous demander si vous êtes en jambes. Vos trois dernières prestations parlent d’elles-mêmes.
Oui, je me sens bien. Je pense que l’on me donnait beaucoup moins ma chance avant. Aujourd’hui, en étant titulaire, ça met un peu de poids sur mes épaules, un peu de pression. Mais j’aime ça. C’est peut-être ça qui fait la différence.

Avec un peu de recul, comment jugez-vous ces trois victoires en Hongrie ?
Les trois premiers matches se sont bien passés. On est tous au top. Mais il faut quand même faire attention. Les matches ne sont jamais pareils. Il faut qu’on reste dans le même état d’esprit. On s’est tous beaucoup investi dans la préparation qu’on a fait, durant un peu plus d’un mois. L’objectif de cette préparation, c’était qu’on soit en forme le jour J. Je pense que ça a fonctionné. Tout le monde est prêt et veut produire son meilleur niveau de jeu.

Dans quels secteurs de jeu l’équipe de France doit-elle encore progresser ?
Il y a encore deux ou trois trucs à régler dans le fond de jeu pour que ce soit plus fluide et qu’on évite les trous d’air. On perd des sets un peu bêtement parfois. Quand ce n’est qu’un set, ce n’est pas grave mais il faut quand même corriger cela. Notre présence au service a fait la différence le week-end passé. Physiquement, on était prêts. On était les favoris du groupe. Pour le moment, on a tenu notre rang, il nous reste trois matches pour définitivement le prouver.

Quelle équipe vous a le plus surpris entre l’Espagne la Lettonie et la Hongrie ?
L’Espagne, parce qu’ils ont perdu deux ou trois joueurs importants et que tout le monde pensait qu’ils étaient en-dedans. Mais ils ont des joueurs qui sont très vifs, très techniques. Quand on les laisse jouer, ça peut poser quelques problèmes.

"J’aime beaucoup la manière de travailler de Laurent Tillie"

On imagine que vous n’avez pas mis longtemps à vous adapter aux méthodes de travail de Laurent Tillie. C’est quelqu’un que vous connaissez bien.
Oui, c’est vrai que j’avais travaillé durant deux ans avec lui à Cannes. J’aime beaucoup sa manière de travailler. C’est sûr que ça aide à s’investir et à adhérer au projet.

Sentez-vous une grosse différence de coaching entre la méthode Blain et la méthode Tillie ?
Je ne sais pas encore parce que ça ne fait que deux matches que Laurent est là. Mais à l’entraînement, il y a une grosse différence. Tour le monde est très investi et sur le même pied d’égalité, ce qui nous posait quelques problèmes à l’époque.

Comment est l’atmosphère dans le groupe ?
Ça fait un mois qu’on est ensemble donc il y a toujours quelques petits « trucs » mais ce n’est pas grave, c’est la vie quotidienne d’un groupe. Ça se passe super bien.

A titre personnel, pourquoi avoir choisi de vous engager en faveur de Porto Rico ?
Je désirais quitter la France pour des raisons financières, je ne le cache pas. Avec la crise qui s’est abattue sur le volley-ball européen cet été, ça a été plus compliqué que prévu. Beaucoup de gros clubs sont tombés. Il me restait la solution de l’Asie mais ça n’a fonctionné non plus. Porto Rico, c’est super bien tombé. J’ai signé un contrat de quatre mois. C’est intéressant financièrement et ça me libère en janvier donc ça peut me permettre de rebondir sur un autre contrat. J‘ai toujours été quelqu’un qui accordait beaucoup d’importance à la qualité de vie. Inutile de préciser que là-bas, ça va être sympa.

Avez-vous une idée du club dans lequel rebondir en janvier ?
Je n’exclue pas de revenir en France. En janvier, j’irai là où on aura besoin de moi.