Biarritz, l'été indien

 Lakafia

Raphaël Lakafia lors de la précédente victoire basque contre Mont-de-Marsan.

Malgré un gros retard à l'allumage, Biarritz a continué son sans-faute en remportant une quatrième victoire consécutive contre Montpellier (27-8), samedi, en ouverture de la 4e journée du Top 14. Les Basques ont profité de leur avantage numérique au début du second acte pour faire la différence.

Il aura fallu deux décisions arbitrales contestables pour que Biarritz impose sa supériorité face à Montpellier (27-8), samedi à Aguiléra. En sortant coup sur coup en début de seconde période deux cartons jaunes à l’encontre de Nagusa (54e) et Combezou (58e), monsieur Marchat, (mal ?) conseillé par son assistant, a signé la fin de la résistance des Héraultais jusque-là encore dans la course pour ramener des points de leur déplacement dans le Pays basque. De 6-3, le score va passer à 27-3 en moins d’un quart d’heure. A 15 contre 14, puis contre 13 et de nouveau contre 14, les partenaires de Damien Traille vont inscrire trois essais. Sans être grandioses, les Biarrots se sont montrés opportunistes pour obtenir une quatrième victoire consécutive, qui aurait pu être bonifiée sans l’essai montpelliérain de Combezou à la dernière minute, face à un adversaire direct aux six premières places.

Forcément déçu des faits de match défavorables à sa formation, Fabien Galthié, devant les caméras de Canal +, était remonté à l’heure de faire le bilan de cette affiche de la 4e journée du Top 14. "On prend deux cartons jaunes qui ne sont pas justifiés et derrière on prend trois essais. C’est simple. On n’avait déjà pas de marge…" Jusque-là Biarritz éprouvait les pires difficultés à justifier son statut de leader. Barraque, maladroit au pied, avait même cédé sa place à l’ouverture à Peyrelongue après seulement 45 minutes. Le jeu se résumait alors à une bouillie de rugby (32 en-avants au final !) que la seule chaleur ne peut pas excuser. Trinh-Duc, intronisé buteur du fait de la présence sur le banc de Paillaugue, avait lui réussi un drop qui permettait aux visiteurs de rester au contact au moment d’entrer dans la dernière demi-heure (6-3).

Ledesma: "C’est quand même sévère, pour ne pas dire plus"

Jusqu’à ce que l’arbitre ne fasse donc des siennes. "Le match il bascule sur, à mon avis, deux erreurs arbitrales, pestait à chaud Mario Ledesma, chargé des avants du MHR depuis cet été. C’est quand même sévère, pour ne pas dire plus. Avant ça le match était équilibré, c’est dommage." Pour un ballon contesté dans les airs et un placage jugé à retardement, Nagusa, le meilleur marqueur d’essais de la saison passée, et Combezou avaient droit à dix minutes de purgatoire. Une double infériorité numérique que les partenaires de Ouedraogo, toujours privés de six Argentins et à l’infirmerie bien pleine, payaient cash en encaissant trois essais, signés Ngwenya (13-3, 56e), Guyot (20-3, 64e) et Lesgourgues (27-3, 67e).

Une aubaine pour Biarritz qui pensait bien réussir un carton plein. Mais c’était sans compter sur une réaction montpelliéraine dans les ultimes instants conclue par un essai du centre Combezou (27-8, 79e). Une réduction du score synonyme de perte du bonus offensif pour les Biarrots qui, à les voir célébrer leur victoire au champagne dans le vestiaire, auront vite oublié ce petit accroc. Avec 17 points en poche, les Basques pourront plus tranquillement aborder leurs deux prochains déplacements à Castres puis sur la pelouse du Racing-Métro. Pour Montpellier, qui recevra Toulon dans six jours, il faudra vite passer à autre chose.

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