Lyon s'ouvre l’appétit

Jimmy Briand et l'OL ont remporté le Trophée des champions. (Reuters)

Jimmy Briand et l'OL ont remporté le Trophée des champions. (Reuters)

A New York, l’Olympique Lyonnais a remporté ce samedi le Trophée des champions face à Montpellier après une séance de tirs au but (2-2, 4 t.a.b. à 2). Menés deux fois au score, les joueurs de Rémi Garde ont su revenir dans la rencontre avant de compter sur un grand Hugo Lloris, qui a stoppé deux tentatives montpelliéraines. Voilà le premier trophée de la saison pour l’OL.

Entre un champion de France sortant euphorique, sûr de sa force et gavé de victoires cet été encore, et un ancien grand d’Europe sur le déclin, en perte manifeste de vitesse et de confiance, le Trophée des champions ne devait pas tergiverser longtemps avant de choisir son camp. Pourtant entre Montpellier et Lyon, les débats ont été plutôt équilibrés ce samedi à New York, dans l’antre des Red Bulls de Thierry Henry. Si l’aisance technique était héraultaise, la fraîcheur était sans conteste rhodanienne. Si bien que ce sont les vainqueurs de la Coupe de France qui, au mépris des pronostics, ont eu le dernier mot.

Portés par une série de quatre succès en matches de préparation à l’heure de briguer un premier titre cette saison, les Montpelliérains avaient pourtant tôt fait de prendre l’initiative du jeu, à l’image d’un Utaka qui entre panache, puissance et réussite se frayait un chemin jusqu’aux filets de Lloris, touchés d’une frappe imparable pour le portier international (1-0, 27e). Seulement les Lyonnais parvenaient à revenir avant le repos tandis que Briand profitait des largesses de la défense adverse pour trouver la tête d’un Gomis esseulé dans la surface (1-1, 45e).

Comptant parmi les Gones les plus en vue en cette première période difficile pour son camp, Gourcuff ne mâchait pas ses mots à la pause: "On n’a pas de profondeur, on se précipite trop et on n’a aucune maîtrise. Montpellier monopolise le ballon et nous on court après." Un discours dont l’écho atteignait peut-être le vestiaire rhodanien puisqu’à la reprise, l’OL montrait un tout autre visage. Toujours en quête d’une première victoire estivale, les hommes de Rémi Garde canalisaient mieux la fougue des Pailladins, mais reprenaient un coup derrière la tête lorsque l’arbitre de la rencontre accordait un penalty au MHSC pour une main de Gomis consécutive à un coup franc d’Estrada – sanction alors transformée par Herrera, auteur pour l’occasion de son cinquième but, déjà, sous les couleurs héraultaises (2-1, 56e).

Aulas: "Plus important qu’il n’y paraît"

Vécue comme une injustice par les Lyonnais, cette sentence pour le moins sévère les galvanisait au point d’inverser le rapport de forces en l’espace de quelques minutes et touches de balle bien senties. Briand ne tardait pas à égaliser d’une volée ajustée sur un centre de Lacazette (2-2, 77e), puis Estrada plombait les siens en agressant le jeune Benzia, alors à peine entré en jeu, d’un tacle de représailles synonyme de carton rouge (79e). Une expulsion qui confortait l’OL dans sa domination, sans effet néanmoins au tableau d’affichage.

A l’issue des 90 minutes réglementaires, point de prolongation, c’est donc le sort, à travers les tirs au but, qui se chargeait de désigner un vainqueur. Charbonnier et Bédimo butaient sur un Lloris parti pour rester à Lyon, selon son président, et Briand pouvait offrir à la capitale des Gaules son septième Trophée des champions. "Un trophée qui fait du bien", dixit Lloris. "Un trophée beaucoup plus important qu’il n’y paraît, d’après Jean-Michel Aulas. Une victoire qui va donner au groupe l’envie de faire une grande saison." A deux semaines du coup d’envoi de la Ligue 1.

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