Sampras et McEnroe, les Américains rejetés à Paris

Sampras et McEnroe, les Américains rejetés à Paris©Media365
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Thomas Siniecki : publié le lundi 21 septembre 2020 à 22h22

Pete Sampras, John McEnroe, Jimmy Connors. Les trois plus grands joueurs américains de l'histoire totalisent à eux trois une seule finale à Roland-Garros, pour le deuxième en 1984.



Puisque Roland-Garros est le temple presque unique de Rafael Nadal, il fait aussi logiquement son lot de frustrés. Cependant, Roger Federer puis Novak Djokovic sont tout de même parvenus à aller chercher leur couronne lors des rares défaillances de l'Espagnol, en 2009 pour le Suisse (face à Robin Söderling, le seul à avoir battu Rafael Nadal à Roland-Garros, en huitièmes de finale) et en 2016 pour le Serbe (face à Andy Murray, Rafael Nadal ayant cette fois décliné sur blessure). En revanche, lors des décennies précédentes, d'autres cadors du tennis mondial n'ont jamais réussi à remporter le tournoi du Grand Chelem parisien. Indiscutablement, le plus symbolique reste Pete Sampras. Roi du jeu durant les années 90, notamment à Wimbledon avec sept victoires, l'Américain n'a même jamais atteint la finale à Roland-Garros. Son meilleur résultat reste ainsi une demi-finale en 1996, battu alors par le futur vainqueur Evgueni Kafelnikov (7-6, 6-0, 6-2).

McEnroe : "Le pire souvenir de ma vie"

Son compatriote John McEnroe, douze ans plus tôt, avait lui atteint la finale, délesté de son ennemi Björn Borg (vainqueur six fois à Paris, deuxième meilleur total derrière Rafael Nadal). Mais cette édition 1984 a été remportée par Ivan Lendl dans un duel de légende, après avoir mené deux sets à zéro (3-6, 2-6, 6-4, 7-5, 7-5). "C'est le pire souvenir de ma vie, admet John McEnroe dans son autobiographie. Parfois, ça me réveille encore la nuit. Et à chaque fois que je viens, j'ai mal au ventre pendant au moins deux jours rien qu'en pensant à ce match. Parce que je sais que si j'avais gagné, ma vie aurait été radicalement différente." On peut également citer Jimmy Connors, pas une finale (quatre demies en 1979, 1980, 1984 et 1985), ou Stefan Edberg vaincu en finale 1989 par le jeune Michael Chang (6-1, 3-6, 4-6, 6-4, 6-2). Tel Roger Federer, Andre Agassi a lui réussi à briser la malédiction en 1999.

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