Springboks - Kolisi : "Le rugby m'a sauvé la vie"

Springboks - Kolisi : "Le rugby m'a sauvé la vie"©Media365
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Paul Rouget, Media365 : publié le mardi 05 octobre 2021 à 12h10

Premier capitaine noir de l'histoire de l'Afrique du Sud, Siya Kolisi revient dans une autobiographie sur son difficile passé, et son addiction à l'alcool.



Siya Kolisi revient de loin. Premier capitaine noir de l'histoire des Springboks, le champion du monde 2019 est même un miraculé, comme il le raconte dans son autobiographie "Rise". Enfant de Zwide, un township pauvre de Port Elizabeth, il décrit notamment comment il a failli (très) mal tourner durant sa jeunesse. "J'ai commencé à traîner avec des enfants un peu plus âgés que moi et à faire ce qu'ils faisaient : boire, fumer de l'herbe, sniffer de l'essence. Je n'avais que huit ou neuf ans, je pensais que j'étais un dur et je voulais juste m'intégrer. Si j'avais continué dans cette voie-là, j'aurais pu devenir un « tsotsi », un jeune criminel, et à partir de là, vous n'avez plus que deux options : la prison ou la mort. Ou les deux. Mais le rugby m'a sauvé la vie", explique-t-il ainsi.

"Je buvais que je sois heureux ou triste"

Le troisième ligne aile de 30 ans, qui a rejoint les Sharks en février dernier, a également confié dans une interview accordée au Guardian comment il s'était perdu dans la boisson une fois devenu rugbyman professionnel, pour oublier son passé difficile. "C'était exactement ça. Je buvais que je sois heureux ou triste, ou parce que j'avais quelque chose à gérer. Boire était le seul moyen que je connaissais pour traverser cette épreuve." Il a fini par arrêter de boire après sa rencontre avec Ben Schoeman, un mentor chrétien. "Je me suis ouvert à lui, et nous avons parlé de choses profondes. Il m'a dit que j'avais besoin d'arrêter de boire. C'était dur au début, mais maintenant je n'y manque plus", déclare-t-il encore dans son autobiographie sortie lundi.

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