Wisniewski: "Un grand match"

 wisnio_racing

Jonathan Wisniewski a hâte de démarrer la rencontre. (Maxppp)

Le Racing-Métro se déplace à Clermont dimanche pour le choc de la 4e journée de Top 14. Jonathan Wisniewski, l'ouvreur des Racingmen, attend ce match avec impatience et espère que son équipe ramènera un résultat de Marcel-Michelin, un stade où l'ASM ne connaît quasiment jamais la défaite.

Jonathan, selon vous, pourquoi est-il si difficile de gagner à Clermont ?
Posez la question aux 45 équipes qui y ont perdu avant (sourire)... C'est une preuve de solidité. Leur public est vraiment le 16e homme, il est très important et les transcende week-end après week-end. Clermont, c'est un club qui a très envie de gagner des titres, chaque année. C'est un effectif très large. C'est de la concurrence. C'est un staff très bien rôdé. Voilà... C'est un grand club. Un très grand club. Un des grands clubs d'Europe. Il est clair que, lorsque vous jouez là-bas, vous avez toujours un peu moins de pression sur les épaules qu'eux. Il est quasiment impossible de gagner à Michelin. La dernière équipe à s'y être imposée est Biarritz je crois, il y a quelques années, dans des conditions un peu particulières il me semble… Mais gagner là-bas, c'est quasiment impossible. Ce sera donc un match très difficile.

Ce contexte rend-t-il le challenge d'autant plus excitant, ou est-il inhibant ?
Plutôt excitant. Si, dimanche soir, on est la 46e équipe à s'incliner là-bas, ce ne sera pas la chose la plus grave qui soit. Sinon, ce sera un exploit. Maintenant, nous sommes très réalistes: on sait très bien que ce sera du 90-10 dans la balance. Mais même si l'on n'a que 10% de chances, on les jouera à fond ! On essayera de tout faire pour réaliser le meilleur match possible.

Quel regard portez-vous sur le début de saison de votre adversaire ?
En gagnant d'entrée à Bayonne, ils ont annoncé la couleur... C'était une grosse performance ! Et l'on a pu voir qu'en se déplaçant deux fois sur les trois premières journées, ils se sont déjà placés dans le haut du tableau. Une fois de plus, cette saison, il faudra compter avec eux (ainsi que sur Toulouse, et Toulon, qui s'est affirmé).

A l'heure actuelle, les équipes qui se déplacent semblent considérer qu'un "coup" est plus jouable à Toulouse qu'à Clermont... Votre avis sur la question ?
Que ce soit Toulouse ou Clermont, on sait que ce sont toujours des matches compliqués, durs à jouer. Les trois premières saisons, ça a toujours été très dur de ramener quelque chose de là-bas. En tout cas, la seule chose que je sais, c'est que ce quart de finale (2010, ndlr) reste en mémoire au club. On sait qu'il faudra livrer une performance de très haut niveau, avec un engagement total, si l'on espère ramener ne serait-ce que le bonus.

Justement, de ce quart de finale, que vous reste-t-il ?
Je me rappelle de la veille du match... Nous étions à l'hôtel, et Pierre (Berbizier) avait dit: "Faites un bilan de votre saison, des 15 derniers jours et de ce que vous allez donner demain". Chacun avait dit ce qu'il y avait à dire. Et là, au-delà du terrain, au-delà du sportif, il y avait quelque chose. Entre nous. Il s'est passé un truc à ce moment-là ! On avait vraiment le sentiment qu'on pouvait aller partout, qu'il il ne pouvait rien nous arriver, qu'on allait faire un exploit. Une envie qui habite aujourd'hui ce groupe au quotidien. Il faut essayer de la retrouver pour cette saison.

"Une grosse attente autour de ce match"

Quels éléments permettent d'entrevoir un exploit ce week-end ?
Un certain turnover est mis en place. Et la vraie ligne conductrice de l'équipe, depuis le début de la saison, c'est l'envie. Il y a une vraie envie de faire les choses ensemble. Pas seulement à 23. A 35. Comme nous l'ont dit les coaches, il n'y a pas de pression à avoir. Mais tout de même l'envie d'aller faire un beau match, de continuer à construire notre équipe, notre groupe, notre saison.

Le Racing joue davantage depuis le début de cet exercice. Est-ce toujours quelque chose d'envisageable en terre auvergnate ?
Oui. On ne partira pas sur une autre philosophie. Le seul petit accrochage, ça a été cette défaite face à Toulon: ça a été une déception, parce que l'on a fait 75 minutes de très haut niveau sans avoir su tuer le match. On en tire les leçons. Mais se dire que l'on ne va plus jouer, rendre tous les ballons et attendre, non. Il va falloir rester fidèles à notre projet de jeu, qui est plutôt cohérent et nous permet de déplacer le ballon, d''avoir des opportunités. Ces opportunités, il faudra essayer de les concrétiser... même si l'on sait que ce sera très dur, sachant que Clermont est une très grosse défense.

Craignez-vous une sorte de "cassure" en cas de revers ?
Il est clair que nous n'avons pas envie de prendre 40 points. Nous sommes tout de même des compétiteurs, et l'on a envie d'être bons, meilleurs que notre concurrent. Prendre 40 points pourrait faire mal à la tête, mal au groupe, mal aux individualités qui rentrent. On ne va pas penser à ça, mais il faut tout de même qu'on l'ait cette idée dans un coin de notre tête. On a beaucoup discuté cette semaine. On s'est dit qu'il pouvait y avoir des moments difficiles. Et s'il y a des moments difficiles, ce sera l'opportunité de se resserrer et non de se désunir, s'éparpiller.

Vous avez effectué, en amont de cette rencontre, une semaine d'entraînement pour le moins intensive et rigoureuse...
Oui. Il y a une excitation assez importante... Les joueurs qui rentrent ont une grosse envie de prouver. L'intersaison a été très dure. En matches amicaux, tout le monde a joué. Mais le plus important, ce sont les matches de championnat. Et quand vous avez un match qui s'annonce à Clermont, sur Canal+, le dimanche soir... On sait que toutes les familles seront devant leur écran, qu'il y a une grosse attente autour de ce match. Forcément, on n'a qu'une envie: être le plus performant possible ! Il nous tarde d'être à dimanche soir 21h.

A titre personnel, quelles ont été jusqu'alors vos sensations sur cette pelouse du stade Marcel-Michelin ?
Elles ont été plutôt bonnes. Quand on est un compétiteur, on aime ces matches, où il y a de la pression, de l'enjeu, un public hostile, un grand stade... Et les grands stades sont faits pour accueillir les grands matches. Dimanche soir, tout est réuni - tant à titre personnel que collectif - pour que l'on puisse sortir quelque chose d'intéressant.

Pariez sur le rugby avec PMU.fr, jusqu'à 170€ offerts !

dernier match
Le Sport sur votre mobile
Le Top 14 en vidéos