Lucas avec Pellegrini et Leveaux ?

 Philippe Lucas

Philippe Lucas débarque dans l'Aude avec ses sandales et ses chronos. Et avec sa gouaille, à la recherche de subventions.

C'est officiel: Philippe Lucas prend la direction de Narbonne, où il aura pour but notamment de développer une école de natation. Concernant le haut niveau, l'ancien entraîneur du Lagardère Paris Racing espère y faire venir l’Italienne Federica Pellegrini et le Français Amaury Leveaux, deux de ses anciens poulains. Affaire à suivre.          

La tête de gondole, c’est lui. L’entraîneur à l’éternel débardeur jaune et aux chaînes en or qui brillent… "Il n’y avait pas meilleur ambassadeur que Philippe Lucas", confirme Jacques Bascou, le président du Grand Narbonne, cité par Le Midi Libre. Entraîneur à la marge, mais dont les mérites se comptent aux nombres de podiums olympiques grimpés par ses élèves, l’ancien mentor de Laure Manaudou, passé par Melun, Canet-en-Roussillon, La Rochelle, Dunkerque, Saint-Germain-en-Laye, Port-Grimaud (dans un camping !) et la Croix-Catelan, le luxueux écrin du Lagardère Paris-Racing, a répondu, comme prévu, aux sollicitations de l’Espace Liberté de Narbonne, s’engageant sur un contrat d’image de trois ans.

Sans club depuis que Lagardère a mis un terme à sa structure de haut niveau, Lucas, qui débarque avec ses "sandales et ses chronos" dans l’Aude, aura pour mission de redynamiser un complexe audois, qui souffre d’un déficit chronique et d’un méchant coup de vieux, au travers de prestations déjà définies (animation d’une école de natation à son nom, organisation de stages avec les meilleurs français et étrangers, promotion du territoire…). "J'aime les gens ambitieux, s’est félicité l’intéressé, rapporte L’Indépendant. Je suis prêt à développer plein de choses, comme partout où je suis passé".

Il ne lâche pas Pellegrini

Et comme souvent où il est passé, Lucas, à qui on a offert deux lignes d’eau deux fois par jour, devra se retrousser les manches pour faire vivre son groupe d’entraînement, faute de subvention de la part de ses nouveaux employeurs. Ce qui ne semble pas l’effrayer. "Croyez-moi, je vais en trouver (des subventions), assure-t-il, relayé par RMC Sport. A Paris, il m’a fallu de l’argent. 585€ de lignes d’eau par jour, plus les apparts. Je sais qu’ici, j’ai déjà mis des gens sur les pistes. Je vais trouver de l’argent et monter mon truc."

Avec quels nageurs ? Amaury Leveaux, qu’il a conduit à deux nouvelles médailles olympiques à Londres (or avec le relais 4x100m et argent avec le relais 4x200m), pourrait le suivre dans l’Aude. Quid de Federica Pellegrini ? Lucas se dit intéressé. Pour preuve, il doit rencontrer les dirigeants de la Fédération italienne pour "clarifier les aspects techniques, économiques et logistiques d'un tel projet", à savoir entraîner à temps partiel la championne italienne, très attachée à Vérone (et à son petit ami Filippo Magnini) mais reconnaissante du travail fourni par l’entraîneur français pour l’amener au doublé (200-400) lors des Mondiaux de Shanghai en 2011. Reste à savoir si les deux parties trouveront un terrain d’entente, notamment en termes d’emploi du temps…