Karabatic: "Au courant de rien"

Nikola Karabatic contre-attaque. (Reuters)

Nikola Karabatic contre-attaque. (Reuters)

Alors que l'affaire des paris truqués est loin d'avoir rendu son épilogue, Nikola Karabatic continue de clamer son innocence à travers les médias en réfutant tout pari venant de sa part et toute tricherie. L'international français déplore par ailleurs le manque de soutien de son club.

Une offensive tout azimut. Plus de deux semaines après l’éclatement de l’affaire des paris illicites sur le match Cesson-Montpellier, Nikola Karabatic a décidé de contre-attaquer. Jeudi dernier, c’était dans Paris-Match que le joueur avait décidé de s’exprimer. Ce mardi, le Montpelliérain est omniprésent. Avant d’apparaître dans le Grand Journal de Canal+ et au journal de TF1, dans la soirée, il s’est ainsi exprimé à travers différents médias, RMC, BFM TV, L’Equipe ou le Midi-Libre"Toute cette affaire repose sur des messages faux qu'on essaye de passer à travers la presse, s’explique le joueur, sur RMC. Le procureur qui dit que le match a été truqué, qu'il a des fortes preuves alors que ça n'est pas le cas... Il y a beaucoup de choses fausses et c'est ça qui m'attriste : qu'on essaye de justifier tout cet acharnement médiatique et judiciaire avec des mensonges."

C’est donc au tour de Nikola Karabatic de livrer sa version des faits. Et pour commencer, il n’a jamais parié, et n’était au courant de ces paris que par l’intermédiaire de sa copine. "Je n’étais au courant de rien, de pas grand-chose, se justifie-t-il, sur le site de L’Equipe. Ma copine m'a mis au courant après avoir parié. Que des joueurs aient parié, c'est de leur fait, moi je n'ai rien à voir avec ça. Chacun fait ce qu'il veut. Je ne suis pas un maître d'école." "Je l'ai dit devant le juge, ma compagne m'a mis au courant après avoir parié, ajoute-t-il, sur RMC. Parier en France, c'est un droit, ça a été voté. Je ne suis pas marié, ma copine a le droit de faire ce qu'elle veut."

Mis en examen pour escroquerie, l’arrière héraultais nie également avec force l’existence d’un truquage sur la rencontre. "Ce que l'opinion ne comprend pas c'est que nous ne sommes pas devant les juges parce que certaines personnes ont parié, explique-t-il. C'est parce qu'on nous accuse de truquer un match ! On m'accuse moi de tricher depuis mon lit à Montpellier car je n'ai pas joué, j'étais blessé et mon petit frère aussi." Et à l’arrière d’ajouter sur le Midi-Libre"Les gens me connaissent, ils ne peuvent pas un instant penser que j’ai truqué un match. Au mois de septembre je suis allé pour le club jouer au Qatar pour récupérer un peu d’argent pour le club pour cette saison, pour les aider. Au premier match je me suis ouvert au menton, avec douze points de suture. Mais Je suis revenu parce que je suis quelqu’un qui ne triche pas."

Une manière de tancer son club, à qui il reproche son attitude. "Alors qu’au début les dirigeants semblaient nous soutenir et respectait la présomption d’innocence, après notre garde à vue ça a été «on va couper les branches pourris», lance Karabatic pour conclure. C’est un peu bizarre… Surtout ce que je ne comprends pas, c’est qu’à travers notre démarche, je défends le club et l’équipe. Ce que je raconte et ce que je crie partout, c’est qu’il n’y a jamais eu de match truqué. Je suis un peu touché de voir que mes dirigeants ne respectent pas la présomption d’innocence. Ils ne nous soutiennent pas forcément beaucoup..."