Montpellier, procédure annulée ?

Nikola Karabatic nie lui avoir parié. (Reuters)

Nikola Karabatic nie lui avoir parié. (Reuters)

L'affaire des paris illicites de Montpellier, qui a fait l'objet d'un déferlement médiatique il y a deux semaines, pourrait finalement faire pschitt. Selon Le Point, deux avocats, ceux du joueur  Mladen Bojinovic, estime qu’"un oubli dans les règlements de la fédération et de la Ligue nationale de handball pourrait menacer de nullité toute la procédure". 

Et si l’enquête sur les paris illicites lors du match Cesson-Montpellier n’aboutissait à rien ? C’est en tout cas le point de vue Luc Abratkiewicz et Isabelle Monsenego, les deux avocats de Mladen Bojinovic. Le Point se fait en effet l’écho d’une requête en annulation de la mise en examen de leur client, mais également de l’enquête dans son entier. Les deux défenseurs sont en effet convaincus qu’une faille dans les règlements de la Fédération française de handball et de la Ligue nationale de handball, met sérieusement en péril l’affaire, alors que cinq joueurs (Luka et Nikola Karabatic, Mladen Bojinovic, Samuel Honrubia et Issam Tej) sont actuellement mis en examen pour escroquerie.

La faille ? Le fait qu’il ne figure dans les règlements de la FFHB et de la LNH qu’une interdiction sur les paris en ligne, sans aucune mention des paris "en dur". Alors que les joueurs sont soupçonnés d’avoir parié dans des bureaux de tabac, cet oubli pourrait donc leur permettre d’échapper à toute sanction. De plus, le texte de la LNH, qui s’appuie sur la loi du 1er février 2012, ne date que du 28 juin 2012, soit un mois et demi après la rencontre. "Si la chambre valide notre analyse, alors les seuls risques encourus par les handballeurs ne sont pas pénaux ni sportifs. Ils relèvent du seul droit du travail", explique ainsi Me Abratkiewicz, toujours au Point.
 
Dans les contrats des joueurs, figure en effet l’interdiction de parier. Reste que là encore, le licenciement pourrait être impossible. "Patrice Canayer et Rémi Lévy ont été mis au courant de l'enquête et interrogés dès le mois de juin. Ils avaient deux mois, selon le code du travail, pour signifier à leurs employés un problème et rien n'a été fait", note l’avocat, alors que pour le moment, ses collègues défenseurs des autres joueurs, ne lui ont pas encore emboîté le pas.