Torres, souvenirs, souvenirs...

Fernando Torres et Chelsea ont donné rendez-vous à l'Atletico Madrid sur le Rocher. (Reuters)

La Supercoupe de l'UEFA opposera Chelsea, vainqueur de la Ligue des champions, à l'Atletico Madrid, lauréat de la Ligue Europa, vendredi, à Monaco. L'occasion pour Fernando Torres de retrouver son club formateur qu'il avait quitté à l'été 2007 pour rejoindre Liverpool.

C’est un drôle de match qui attend Fernando Torres, vendredi à Monaco. Le Rocher sera en effet le théâtre des retrouvailles entre l’attaquant espagnol et son club formateur, l’Atletico Madrid, adversaire de Chelsea dans le cadre de la Supercoupe de l’UEFA (20h45), traditionnelle affiche mettant aux prises le vainqueur de la Ligue des champions au lauréat de la Ligue Europa. Pour la première fois depuis son départ de la capitale espagnole, à l’été 2007, "El Niño" va donc retrouver une formation intégrée à l’âge de onze ans, en 1995, et quittée douze ans plus tard pour Liverpool, alors qu’il en était la star et le capitaine.

C’est peu dire que Torres s’attend à une rencontre particulière. Quels sentiments d’ailleurs habiteront celui qui occupe désormais une place de titulaire à la pointe de l’attaque des Blues ? "Plus l’on se rapproche du match, plus c’est difficile d’exprimer ce que je ressens. C’est compliqué pour moi de savoir comment je vais réagir quand je vais me retrouver face aux supporters de l’Atletico", a ainsi fait savoir l’intéressé sur son site officiel. Une chose est sûre, l’émotion sera bien au rendez-vous du côté du Stade Louis II: "Les moments d’émotion seront permanents, de l’échauffement avec le public dans les tribunes, les chants avec lesquels j’ai grandi, jusqu’à la fin du match, quand tout sera joué… J’espère simplement que durant 90 minutes, je pourrais me concentrer pour m’isoler de tout ça".

"Une efficacité retrouvée

Et ainsi poursuivre le bon début de saison réalisé par celui qui a rejoint Chelsea le 31 janvier 2011 pour quelque 58 millions d’euros. Raillé, moqué, critiqué pour un rendement très faible depuis son arrivée à Londres, Torres semble reprendre progressivement des couleurs en même temps qu’il retrouve l’efficacité qui avait fait de lui le chouchou d’Anfield, en attestent ses deux buts marqués en trois matches de Premier League disputés cette saison. La confiance serait-elle enfin revenue ? Le départ en Chine de Drogba aurait-il libéré le Madrilène ? "Je ne crois pas que le bon début de saison de Fernando soit lié au départ de Drogba puisqu’il était déjà très bon en fin de saison dernière. Il a fait beaucoup de passes décisives, a travaillé très dur et marqué quelques buts importants", a rappelé jeudi l’entraîneur des Blues, Roberto Di Matteo, en conférence de presse.

2012 serait donc l’année du renouveau pour Torres, qui estime à 28 ans connaître sa meilleure période à Chelsea, "sans aucun doute possible". Celui qui a raflé sur les pelouses d’Ukraine et de Pologne son deuxième titre de champion d’Europe avec l’Espagne le 1er juillet dernier aura également l’occasion ce vendredi de se jauger face à l’un des meilleurs artificiers de la planète, Radamel Falcao. "Nous devons le voir comme un privilège. C’est un attaquant simplement spectaculaire", confie Torres, plus supporteur qu’observateur quand il évoque l’un de ses successeurs dans le costume d’avant-centre des Matelassiers, comme Diego Forlan et Sergio Agüero avant le Colombien. "Ils représentent plus que ce que j’ai représenté à l’Atletico car ils ont gagné des trophées", estime Torres, lui qui n’a gagné qu’un championnat de deuxième division espagnole avec les Rojiblancos. Un manque qu’"El Niño ne pourra pas combler en Principauté. Pas sûr que les supporters de l’Atleti ne lui en tiennent rigueur, surtout en cas de victoire des ouailles de Diego Simeone.

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