Chelsea prend une claque

Falcao a fait très mal à Chelsea en marquant un triplé. (Reuters)

Chelsea, qui a pourtant réussi de bons débuts en Premier League, a essuyé une sévère défaite ce vendredi en finale de la Supercoupe de l’UEFA. Les Blues, titrés en Ligue des champions, ont été corrigés par le vainqueur de la Ligue Europa, l’Atletico Madrid (4-1), avec notamment un triplé de Falcao.

Les détracteurs qui jugent que le football espagnol ne vaut rien en dehors des deux géants, Barcelone et le Real, réviseront peut-être leur jugement. A moins que la Ligue Europa ne soit, finalement, pas une Coupe d’Europe au rabais comme on la présente souvent. Les faits sont là: Chelsea, éminent pensionnaire de Premier League et vainqueur de la Ligue des champions 2012, a subi une véritable leçon de football face à l’Atletico Madrid, vainqueur de la Ligue Europa.

A l’heure d’analyser cette rencontre, un nom ressort inévitablement, celui de Radamel Falcao. Au-delà de son formidable triplé, marqué du sceau du talent pur, le Colombien se sera permis le luxe de toucher deux fois les montants, aussi. Soit à lui seul cinq fois plus d’occasions que l’ensemble de l’équipe de Chelsea.

Un Chelsea qui, en ce début de saison, a laissé entrevoir une réelle qualité de jeu, bien loin du « Boring Chelsea » suivi tout au long de la saison précédente. Boring peut-être, mais il y a fort à parier que les Blues de la saison passée n’en auraient pas encaissé quatre, quitte à laisser le spectacle de côté. N’est-ce d’ailleurs pas ainsi qu’ils étaient venus à bout du Barça en demi-finale, puis du Bayern en finale ?

La recette de l’Atletico, elle, n’a pas changé d’une saison sur l’autre. Son principal artisan non plus, ceci explique d’ailleurs cela. Pour offrir le titre aux Colchoneros la saison passée, le « Tigre » avait inscrit un doublé en demi-finale face à Valence, avant de récidiver en finale contre l’Athletic Bilbao. Comme pour mieux remercier ses dirigeants de l’avoir conservé, après d’énormes sacrifices, Falcao en a cette fois passé trois, tous du pied gauche. Une balle piquée qui entre avec l’aide du poteau (1-0, 7e), une merveille de frappe enroulée dans la lucarne opposée de Cech (2-0, 19e), et enfin un plat du pied croisé, après avoir mis Ramires dans le vent sur son contrôle (3-0, 45e).

L'ovation de tout un stade

Avec ce net avantage à la pause, le scénario de la seconde période est connu, mais la réaction tant et tant attendue des Blues ne vient quasiment jamais. Pis, Miranda inscrit un quatrième but madrilène, à la suite d’un coup franc, pourtant la marque de fabrique londonienne. Comme un symbole, l’unique réalisation de Chelsea n’est pas signée Fernando Torres, mais Gary Cahill, sur coup franc (4-1, 75e). Si des doutes subsistaient encore dans certains esprits, ils sont ce soir levés : si beau fut-il, le passage d’ »El Nino » dans la capitale espagnole a été oublié. Il semble bien que Falcao y ait mis vendredi un point final.

Comme tout bon entraîneur, Diego Simeone offre à son buteur vedette une ovation plus que méritée. Jusqu’alors dominés par leurs homologues espagnols dans la bataille des tribunes, les supporters de Chelsea se font alors entendre pour saluer la sortie de leur bourreau du soir. De quoi raviver, sans doute, les regrets de n’avoir pas vu Roman Abramovitch, pourtant si dispendieux, convaincre le buteur colombien de rejoindre les rangs londoniens. La face de cette équipe aurait pu s'en trouver changée.

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