Gaumont s'est éteint 

Philippe Gaumont avait 40 ans.

Philippe Gaumont avait 40 ans.

Victime d'un malaise cardiaque le 23 avril, Philippe Gaumont s'est éteint vendredi soir à l'hôpital d'Arras. L'ancien coureur professionnel, à la carrière mouvementée, était depuis plongé dans un coma artificiel. 

Le cyclisme a perdu l’un des siens. Vendredi soir, Philippe Gaumont, ancien coureur professionnel, s’est éteint à l’âge de 40 ans. Le Nordiste, retraité en 2004, avait été victime d’un malaise cardiaque le 23 avril, à la veille de sa convocation à la commission d'enquête sénatoriale sur le dopage, et avait depuis été plongé dans un coma artificiel. Son état ne faisait état d’aucune amélioration ces derniers jours. Hospitalisé à Arras, le Nordiste y a poussé son dernier soupir trois semaines plus tard.

Gaumont était un personnage qui ne laissait guère indifférent. Passé professionnel en 1994, chez Castorama, c’est deux ans plus tôt qu’il s’était fait connaître en ramenant une médaille de bronze des Jeux de Barcelone, en 1992, à l’issue du contre-la-montre par équipes. Gros moteur, l’Amiénois décrocha son plus beau succès en 1997, sous les couleurs de Cofidis, sur les routes de Gand-Wevelgem. Il fut néanmoins vite rattrapé par les affaires, contrôlé positif à plusieurs reprises (1996, 1998, 1999). C’est à la suite de l’affaire Cofidis, suite au démantèlement d’un véritable réseau de dopage organisé, qu’il tira un trait sur sa carrière, en 2004. Il écopa même pour ces faits de six mois de prison avec sursis, début 2007. 

Avouant ses écarts de conduite, notamment la prise d’EPO, d’hormones de croissance et d’anabolisants, Gaumont révélera devant le juge les pratiques illicites qui pullulent au sein du peloton. Un témoignage qu’il publiera en 2005 dans le livre Prisonnier du dopage, où il décrit un sport complètement médicalisé.  Il essayait depuis de partager son expérience pour sortir le cyclisme de ses tourments. 

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