N’Dam, sa ceinture était trop grande

Hassan N'Dam a cédé son titre mondial à l'Américain Peter Quillin. (Reuters)

Hassan N'Dam a cédé son titre mondial à l'Américain Peter Quillin. (Reuters)

Pour son premier vrai championnat du monde WBO des poids moyens, le tenant du titre Hassan N’Dam a subi la loi de l’Américain Peter Quillin aux points (115-107 ; 115-107 ; 115-107), dans la nuit de samedi à dimanche au Barclays Center. Une désillusion pour le boxeur tricolore, qui a chèrement défendu son bout de gras mais n’a pu que s’incliner face à la démonstration de force de son homologue américain.

Il est venu, il a vu, il a perdu. A peine a-t-il eu le temps de savourer son titre de champion du monde chipé au Russe Dmitry Pirog l’été dernier, que Hassan N’Dam a laissé échapper sa ceinture mondiale aux Etats-Unis, pour ce qui constituait son tout premier vrai championnat du monde WBO des poids moyens. Débarqué sur le sol américain avec une bonne dose de confiance dans les bagages, de par son statut d’invaincu en professionnel (27 victoires dont 17 avant la limite), le pugiliste franco-camerounais a vite déchanté devant les coups de boutoir de l’Américain Peter Quillin (28 victoires dont 20 avant la limite).

Un revers aux points unanime, les trois juges donnant chaque fois un net avantage à "Kid Chocolate" (115-107 ; 115-107 ; 115-107) sous les yeux de Mike Tyson. S’il a contraint son adversaire du soir à boxer durant les douze reprises, chose qu’aucun boxeur n’était parvenu à réaliser jusqu’alors, le Français, malgré toute sa bravoure et un état d’esprit irréprochable, n’a pas véritablement fait le poids en partant six fois au tapis (deux fois dans les quatrième, sixième et douzième rounds). Affuté physiquement, N’Dam a bien tenté de sortir son épingle du jeu en bousculant son adversaire à l’intérieur, notamment entre les huitième et onzième reprises… En vain.

Les crochets du gauche à répétition de l’Américain auront finalement eu raison du "Fenomeno". "Si je perds, ce sera le sport, parce qu’il y a toujours quelqu’un de meilleur que soi. Je ne suis pas invincible", confessait le quart-finaliste des Jeux Olympiques 2004 à Athènes avant l'ouverture des hostilités à Brooklyn. Des propos qui ont pris tout leur sens samedi au Barclays Center, pour celui qui avait émis le souhait de "conquérir le cœur des Américains". L’ovation reçue par le Français à la fin du match, alors qu'il saluait le public debout sur les cordes, laisse penser qu’il aura au moins réussi ce pari.

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