Top 14 (J9) : Toulouse, barré par le Stade Français

Top 14 (J9) : Toulouse, barré par le Stade Français ©Media365
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Faraj Benlahoucine, Media365, publié le dimanche 03 décembre 2023 à 23h37

Grâce à un Léo Barré en état de grâce, le Stade Français a dominé le Stade Toulousain en Top 14 ce dimanche sur la marque de 27-12.



Le football a son Clasico, le rugby a le sien également. Depuis le siècle passé, le Stade Français et le Stade Toulousain ont développé une rivalité inégalée dans le monde de l'ovalie. Ce dimanche en baisser de rideau du 9eme chapitre de Top 14, les spectateurs ont pu s'en rendre compte au nombre d'accrochages entre les acteurs sur la pelouse de Jean-Bouin. Mais fort heureusement, le clou du spectacle était bien le jeu offensif. Un style ostensiblement prôné par le club de la capitale, a fortiori depuis la prise de pouvoir de Laurent Labit cet automne après la Coupe du monde.

Suite à un excellent travail de Lester Etien sur l'aile gauche, Léo Barré a bénéficié de l'offrande de son ailier pour aller ouvrir le bal entre les poteaux (7-0, 7eme). Connu pour ses qualités d'ouvreur, celui qui est aligné régulièrement à l'arrière a ébloui la rencontre une seconde fois en fin de rencontre, d'un second éclair, pour asseoir définitivement le succès parisien. Alerté par Rory Kockott après une échappée le long de la ligne de touche, le numéro 15 a placé une accélération incroyable pour aller filer une nouvelle fois entre les perches. Un exploit étonnant y compris pour le principal intéressé qui initialement a recherché du soutien, croyant ne pas être en mesure d'atteindre la terre promise (27-12, 74eme).

Barré, grand bonhomme du Clasico

Avant cette seconde fulgurance de Léo Barré, Charles Laloi a également fait chavirer de bonheur Jean-Bouin. L'ailier de 20 ans a signé son tout premier essai chez les professionnels (50eme), en plus d'avoir fait régner l'ordre dans son secteur, canalisant notamment Arthur Retière. En revanche, personne n'a pu empêcher Matthis Lebel de planter un essai également. Lui qui s'est vu refuser cette récompense à la vidéo en première période a fini par sonner la révolte en seconde période (53eme). Il a inspiré ensuite Pierre-Louis Barassi (69eme), utilisé en joker de luxe ce dimanche. Cependant, la fin de match a été parisienne et sans une nouvelle faute décelée à la vidéo, le talonneur remplaçant Mamoudou Meite a bien failli faire gonfler le score, faisant étalage de son explosivité (78eme).

L'entrée d'Antoine Dupont en seconde période et la rébellion toulousaine n'ont donc pas suffi (27-12). Le club de la Ville rose enregistre une troisième défaite de rang loin d'Ernest-Wallon mais conserve sa place dans le top 6, in extremis. Quant au Stade Français, au bénéfice de ses quatre unités glanées, il s'installe au 5eme rang, à deux longueurs du premier de la classe: le Racing 92.

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