Michelin, forteresse imprenable

Le stade Marcel-Michelin n'a plus été lé théâtre d'une défaite des Clermontois depuis 47 matches, série en cours.

Le stade Marcel-Michelin n'a plus été lé théâtre d'une défaite des Clermontois depuis 47 matches, série en cours.

Clermont accueille Biarritz, vendredi, dans son jardin de Marcel-Michelin, en ouverture de la 9e levée de Top 14. L'ASM espère y faire perdurer son invincibilité longue de près de trois ans. Mais le BO pourrait bien ne pas l'entendre de cette oreille.

A Clermont, actuellement, il y a le show et l’effroi. Le show, c’est cette entrée en matière en Coupe d’Europe et ces deux victoires fracassantes face aux Scarlets de Llanelli (49-16), puis sur le terrain des Chiefs d’Exeter (46-12). Qui dit mieux ? Personne en Europe. Douze essais et près de cent points inscrits pour deux victoires bonifiées qui font de l’ASM la seule formation de cette H Cup à afficher un total maximum de dix points après deux journées. L’effroi, c’est le sentiment que n’en finit plus de provoquer sur ses visiteurs cette pelouse du stade Marcel-Michelin que retrouvent ce vendredi les joueurs de Vern Cotter en même temps que le Top 14. Une enceinte dans laquelle les Clermontois n’ont plus connu la défaite depuis maintenant près de trois ans. Une série de 47 matches, toutes compétitions confondues, qui a effacé la marque de Bourgoin et de son stade Pierre-Rajon (46 victoires et 1 nul) et place désormais Aurélien Rougerie et ses coéquipiers sur les bases du record absolu, détenu par le Stade Français avec 59 matches consécutifs à domicile sans le moindre revers.

A l’évocation de ces chiffres, le capitaine clermontois reste plutôt froid : "Ça n’a pas véritablement d’incidence, prétend l’habituel trois-quarts centre qui, ce vendredi, pour la réception du Biarritz Olympique, dernière formation à s’être imposée au pied des volcans un soir de novembre 2009 (16-13) grâce à un essai à l’ultime minute de jeu du jeune Paul Couet-Lannes (*), retrouvera un positionnement à l’aile (voir par ailleurs). "On essaye simplement de marquer notre territoire comme le font tous les clubs aujourd’hui. C’est toujours très appréciable de pouvoir gagner devant son public et qui plus est de faire plaisir aux gens en envoyant du jeu. C’est ce qu’on s’attache à faire tout bonnement", se borne à souligner "Roro". Quant à un quelconque sentiment de revanche sur les Biarrots : "On a du mal à construire sur de la rancœur  ou de la revanche, donc on préfère de parler de continuité et d’être capable de construire sur le présent plutôt que sur des choses qui ont eu lieu il y a deux ans."

L’Europe et les feux de la rampe

En revanche, les deux récentes sorties européennes de son équipe et avec ses chiffres ronflants semblent nettement plus inspirer le vice-champion du monde : "Ça ne me laisse pas froid, ce sont de bonnes statistiques, lâche-t-il, avant de préciser :"Le truc, c’est qu’il ne faut pas se laisser griser par ça, il faut rester humble et à notre place." Avec malgré tout la confirmation d’une certitude majeure tirée de ces deux levées en Coupe d’Europe : "Comme souvent, cette compétition nous sert de rampe de lancement. Cette année ne déroge pas à la règle, je crois qu’on a trouvé quelques certitudes et notamment quand on joue, on est difficilement manœuvrables".

Ce qui n’empêche pas une légitime prudence lorsque revient la routine du Top 14, loin des feux de la rampe européenne et avant de retrouver le Leinster pour une double confrontation qui fait déjà saliver toute le continent : "C’est un peu le trou d’air, il y a ces quelques matches de championnat entre les deux blocs de Coupe d’Europe ; à nous de savoir nous remettre dedans." Et pour cela, Vern Cotter à sa méthode. Pas moins de treize changements interviendront vendredi dans le quinze de départ par rapport aux vainqueurs d’Exeter. "Le Rugby est un document ouvert, la vérité d’un week-end n’est pas forcement celle de la semaine suivante, se plaît à souligner le manager sur le site du club. Cela nous demande de nous adapter en permanence, nos intentions seront celles que nous avons eues en HCup mais la compétition, l’adversaire, l’arbitrage qui favorise plus les défenses en Top 14, et le contexte seront différents. Cela nous demande des ajustements constants". David Skrela, au même titre qu'Elvis Vermeulen, fera partie des nombreux roulements opérés par le staff clermontois face à ce BO qui a su renouer avec la victoire face aux modestes Italiens de Zebre Parme (38-17). Et se verrait bien appuyer là où le Racing (13-12), puis surtout le Stade Français (28-25) ont prouvé ces dernières semaines, malgré la défaite, que le jardin clermontois n’avait rien d’inviolable. Une réalité et une ambition biarrote que Skrela, comme tous ses coéquipiers, garde à l’esprit, convaincu que les Basques se déplacent en Auvergne "pour faire un coup". Près de trois ans après…  

(*) Le Biarritz Olympique compte une autre victoire à Clermont : sacré champion de France trois mois plus tôt, le club basque s’impose une première fois (20-14) sur la pelouse de Marcel-Michelin à l’entame de la saison 2002-2003 grâce à deux essais de Nicolas Brusque et Guillaume Boussès, mais aussi dix points d’un nouveau joueur débarqué à l’intersaison, un certain Dimitri Yachvili, auteur de 10 points. (source : bo-pb.com)

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