Hernandez est dans le noir

Juan Martin Hernandez portera le maillot des Pumas pour la 34e fois seulement à 30 ans. (Reuters)

Forfait face à l'Afrique du Sud le week-end dernier, Juan Martin Hernandez sera titulaire avec le XV de l'Argentine, samedi à Wellington, face à la Nouvelle-Zélande. Cela sera la grande première de l'ouvreur du Racing-Métro 92, remis d'une déchirure aux adducteurs, face aux terribles All Blacks.

Dix ans désormais qu’ils éblouissent les terrains de rugby de leur talent et à ce jour pas la moindre confrontation entre les deux hommes sous le maillot de leur pays respectif. Jamais Juan Martin Hernandez et Dan Carter, qui se sont fait face une après-midi de janvier 2009 sur la pelouse du Stade de France lors d’un match entre le Stade Français et Perpignan de triste mémoire pour le Néo-Zélandais dont l’aventure catalane avait pris fin ce jour-là dans la douleur avec une rupture partielle du tendon d'Achille, ne se sont en effet affrontés en sélection. Une cocasserie qui devait être réparée samedi à l’occasion du choc entre les All Blacks et les Pumas dans le cadre de la troisième journée du Four-Nations mais qui se prolongera finalement un peu plus…  

La faute à… Daniel Carter, touché au mollet gauche et remplacé à la dernière minute par Aaron Cruden. Pas de chance alors que l’Argentin, pas épargné par les blessures depuis 2008 (il a enchaîné une fracture du poignet, puis l'année suivante une lésion lombaire, synonyme d'opération et de sept mois d'arrêt, mais aussi une distension ligamentaire du genou en 2010, avant que la Coupe du monde 2011 ne lui échappe suite à une rupture du ligament croisé antérieur du genou droit), est lui bien sur pied, de retour après sa déchirure aux adducteurs qui l’avait privé de la réception de l’Afrique du Sud le week-end dernier à Mendoza (16-16).

L’œil sur le thermomètre…

En piste à Wellington, « El Mago », s’il ne pourra pas s’étalonner face à la référence en la matière, sera l’objet de toutes les attentions. "Je ne peux pas dire si c’est une partie spéciale qui m’attend, se défend-il dans un entretien accordé à La Nacion, le quotidien argentin. Depuis que je suis de retour avec les Pumas, mon idée est de jouer tous les matches possibles. J’ai perdu beaucoup de temps et je veux le rattraper, je veux jouer tous les matches que je peux. Bien sûr, c’est la Nouvelle-Zélande en face, c’est spectaculaire, mais ça ne va pas plus loin que ça."

Reste que ce sont bien les champions du monde néo-zélandais qui leur feront face, lui et ses hommes. Un rendez-vous qui impose l’humilité. "Je vais paraître conservateur mais premièrement nous ne devrons pas faire d’erreurs, ne pas faillir sur nos propres détails, annonce-t-il.En face, c’est la meilleure équipe du monde, si nous l’aidons en lui donnant des pénalités ou en faisant mal les choses, ça risque de nous coûter cher. Notre défi sera de réussir à leur mettre la pression mais aussi de jouer. Nous devons avoir la confiance nécessaire pour jouer même si nous n’avons pas beaucoup le ballon. Mais nous n’allons pas faire de choses folles, notamment dans notre camp."

Une gestion dont le joueur du Racing-Métro 92, 30 ans et seulement 33 sélections au compteur, sera l’ordonnateur. Avec la responsabilité de "voir et profiter de la moindre occasion pour placer une bonne attaque, faire la bonne passe au bon moment", tel qui voit l’animation d’un match. "C’est à moi de le faire. Sans faire de folie, mais de façon responsable. Car je dois animer le jeu mais avancer aussi minute par minute. C’est comme un thermomètre qu’il faut surveiller avant l’été d’ébullition. Il faut les surprendre mais sans oublier de rester réaliste en construisant la rencontre minute par minute." Patience, une conduite qui a finalement accompagné sa carrière trop souvent perturbée par les blessures.

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