Passable ou satisfaisant ? 

Christophe Jallet a marqué son premier but avec les Bleus. (Reuters)

Christophe Jallet a marqué son premier but avec les Bleus. (Reuters)

L'équipe de France de football a bouclé ses deux premiers matches des éliminatoires de la Coupe du monde 2014 sur un carton plein, mais la faiblesse de la Finlande (0-1) puis de la Biélorussie (3-1) n'invite pas à verser dans l'euphorie, surtout avant d'aller défier la Roja. Néanmoins, les Bleus se déplaceront en Espagne avec quelques certitudes dans leurs bagages.     

Deux matches, deux victoires, quatre buts marqués, un seul encaissé. L’équipe de France ne s’est pas pris les pieds dans le tapis pour ses débuts dans les éliminatoires de la Coupe du monde 2014. Obligés de bien négocier leurs rendez-vous avec les «petits» du groupe, la Biélorussie, la Finlande et la Géorgie, s’ils veulent espérer finir devant l’Espagne et ainsi voir le Brésil sans avoir à en passer par les barrages, les Bleus ont réussi leur première mission en s’imposant à Helsinki vendredi dernier (1-0) et dans un Stade de France loin d’être plein hier soir (3-1). Didier Deschamps demandait six points, il ne peut donc rien reprocher à son groupe. "Le contrat est rempli", se félicite d'ailleurs le nouveau sélectionneur national.

Au-delà des données mathématiques, que faut-il retenir de ces deux premières sorties officielles de l’ère Deschamps ? Que l’adversité, que ce soit la Finlande ou la Biélorussie, n’était pas d’un niveau folichon, loin de là. Mais face à des équipes regroupées derrière pour tenter d’obtenir un match nul, les Français ont eu le mérite à chaque fois de faire sauter le verrou pour s’imposer. Dans le contenu, l’équipe de France a en revanche montré encore de grosses lacunes pour produire du jeu. Sans meneur de jeu véritable, comme ce fut le cas encore mardi soir avec trois milieux à vocation plutôt défensive (Mavuba, Capoue, Cabaye) associés à un Franck Ribéry toujours autant attiré par le côté gauche, il est difficile de faire le liant avec les attaquants. On l’a vu, c’est quand les Biélorusses ont commencé à se découvrir suite à l’ouverture du score de Capoue que les Bleus ont été le plus percutants en profitant des espaces pour procéder par contre-attaques. Mais avant cela, et comme en Finlande, les partenaires d’Hugo Lloris avaient affiché leurs limites pour trouver des brèches dans le bloc défensif biélorusse.

Une nouvelle charnière en Espagne

Outre l’absence d’un créateur – Nasri est toujours suspendu mais est-il la solution ? -, cette équipe manque cruellement d’individualités capables de faire la différence sur un dribble. Ribéry et de temps en temps Benzema le peuvent grâce à leur technicité, mais ça ne fait pas beaucoup. Pour prétendre à mieux, Didier Deschamps va devoir trouver des accélérateurs de particules. Bon courage à lui car ça ne court pas les rues en France. Si l’animation offensive reste en chantier, "DD", qui a tenté hier soir avec un succès mitigé de décaler Benzema sur un côté pour l’associer à Giroud dans l’axe, peut se réjouir de la solidité de sa formation, bien qu’il faille la nuancer au regard des deux équipes rencontrées. Ses milieux défensifs, voire relayeurs, lui ont bien rendu la confiance accordée, à commencer par Mavuba qui a effectué deux sorties sérieuses pour son retour officiel en Bleu. Diaby, excellent et buteur en Finlande, et Capoue, solide et également buteur à Saint-Denis pour sa première titularisation, ont marqué des points. En y ajoutant Cabaye et Matuidi, le réservoir est correct.

En défense, là aussi, Didier Deschamps a des motifs de satisfaction. Ne pouvant pas vraiment compter sur Koscielny, pas encore dans le rythme, et privé de Debuchy, blessé, il a osé lancer dans le grand bain des petits nouveaux. Notamment Yanga-Mbiwa et Sakho pour composer une charnière de 22 ans et demi de moyenne d’âge. Les deux compères, qui se côtoyaient déjà en Espoirs, ont convaincu, affichant beaucoup de sérénité malgré leur inexpérience à ce niveau. Dans un mois contre l’Espagne, Didier Deschamps devra néanmoins encore modifier cet axe central puisque le Montpelliérain, qui a récolté deux cartons jaunes en deux matches, sera suspendu. L’occasion sans doute de relancer Koscielny, et pour connaître l’identité de la nouvelle charnière type de l'équipe il faudra encore patienter. Lui aussi bleu parmi les Bleus, Jallet a certainement marqué des points pour s’installer dans le groupe.

Dans la lutte qui l’oppose à Réveillère, titularisé pour sa part en Finlande, le latéral parisien a davantage prouvé que son compère lyonnais, en montrant plus de velléités offensives, en témoigne son but inscrit sur un centre-tir plein de réussite qui a enflammé le Stade de France. Le prochain retour de Debuchy pourrait donc être préjudiciable au plus expérimenté des deux défenseurs alignés ces derniers jours. A gauche, Evra, qui a pour l’instant les faveurs de son ancien entraîneur à Monaco, a du souci à se faire si la concurrence (Clichy, Mathieu, Trémoulinas…) se fait pressente. Une émulation qui, sur un plan plus global, ne pourrait faire que du bien à une équipe de France encore en construction mais partie sur de bonnes bases.

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