Baugé: "Je reste les pieds sur terre"

Le triple champion du monde est en pleine préparation pour les Jeux. (Presse Sports)

Le triple champion du monde est en pleine préparation pour les Jeux. (Presse Sports)

Quelques mois après avoir décroché un nouveau titre de champion du monde de vitesse individuelle, Grégory Baugé est désormais pleinement concentré sur les Jeux Olympiques, même s'il aborde l'évènement avec une certaine distance. Le protégé de Florian Rousseau se sent fort. Il évoque le nouveau de l'équipe de France, conçu par Look, et lance un petit défi à Mark Cavendish...

Grégory, un mot sur le nouveau vélo de l'équipe de France, développé par Look ?
Il y aurait beaucoup à dire. C’est un très bel outil, qu’on a aidé à développer, contrairement aux autres années. J’en suis totalement ravi.

Comment se passe la préparation ?
Bien. L’important c’est de bien s’entraîner, de ne pas tomber malade, ne pas se blesser, se donner. Il faut aussi faire attention aux chutes, aujourd’hui (mardi) un jeune est tombé durant l’entraînement, sans gravité heureusement mais ça peut ralentir la préparation. Même à la maison, on peut se blesser en tombant, ou en se coupant la main… La forme, on s’en préoccupera à l’approche des Jeux.

Vous pensez tous les jours aux Jeux Olympiques ?
Non, moi je n’ai pas de problème avec ça. Je sais qu’une fois arrivé là-bas j’arriverai à me mettre dedans. Je suis un compétiteur, donc j’aime bien quand il faut sortir les dents. Je serai là.

Vous n’avez jamais été dans la peau d’un grand favori avant une échéance olympique. Qu’est-ce que ça change ?
Je ne sais pas, je vais demander à mon entraîneur (Florian Rousseau, ndlr). Mais au quotidien ça ne change rien, rien du tout. Je ne me vois pas comme ça. Je sais que je suis fort, que ça fait quatre ans que je domine ma discipline. Sur cinq finales mondiales, j’en ai remporté quatre. Je sais comment gérer. Mais je ne m’enflamme pas, je reste les pieds sur terre, et je continue à travailler.

"Cavendish? Je ne sais pas combien de mètres je vais lui mettre"

Vous vous êtes déjà senti battable sur un vélo ?
Je ne suis pas une machine. Je suis un être humain, je reste battable. Mais je ne me le dis pas. Ça peut paraître bizarre de gagner de tout le temps, mais je suis un gagneur dans l’âme. Je déteste perdre.

Quels seront vos rivaux à Londres ?
Les Anglais, les Allemands, les Australiens. L’écart est très mince. On a pu voir il y a un mois que ça s’est joué à un millième (*). On va continuer à travailler pour être avec les meilleurs. Et aux Jeux, contrairement aux Mondiaux, il y a trois tours. Il faudra penser à se réchauffer, gérer tout ça.

Vous avez testé la piste de Londres ?
Oui, en février dernier lors du Test Event. Elle me fait penser à un stade de foot anglais. On a l’impression que le public est sur la piste. En plus il y aura de l’ambiance.

N'avez-vous jamais pensé à faire également du cyclisme sur route, comme le font certains Britanniques et certains Australiens ?
Vu la musculature que j’ai, la route n’est pas faite pour moi. Et puis c’est un sport différent, très difficile. Il faut vraiment se donner, et en vouloir mentalement. Si la réussite de Cavendish m’attire ? Non, pas vraiment. Je suis un passionné avant tout.

Et faire un duel avec lui ?
C’est faisable. Mais il faut me dire à l’avance, que je me prépare. Vous nous mettez sur la route, sur son terrain bien sûr. Je ne sais pas combien de mètres je vais lui mettre (rires).

(*) Aux mondiaux de Melbourne, la France s’est inclinée pour un millième face à l’Australie, en finale de la vitesse par équipes.

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