Bouhanni veut conclure en beauté

Le champion de France veut lever les bras sur pour la huitième fois de la saison.

Le champion de France veut lever les bras sur pour la huitième fois de la saison.

Si elle ne fait plus partie du World Tour (ex-Pro Tour) depuis 2007, Paris-Tours reste une épreuve très prisée des sprinteurs en fin de saison. Dimanche, parmi les candidats à la victoire avenue de Grammont, Nacer Bouhanni ne sera pas le moins motivé. En pleine forme, le champion de France rêve de cette victoire.

Nacer Bouhanni est un éternel insatisfait. Vainqueur du sprint du peloton de Paris-Bourges, jeudi, quelques petites secondes après avoir vu Florian Vachon griller la politesse à tout le monde et lever les bras, le véloce coureur de la FDJ-BigMat, avait du mal à sourire. "Je cours pour gagner et finir deuxième pour la neuvième fois de la saison me frustre, a-t-il lancé. Et plus encore quand je repense à la course de l’équipe FDJ-BigMat toute la journée. Mes équipiers ont fait un sans-faute !" Il est comme ça, Nacer Bouhanni. Seuls les lauriers de la victoire ont du goût pour lui. Alors quand se profile Paris-Tours, dimanche, dernier grand rendez-vous de la saison pour les sprinteurs, le Vosgien ne se cache pas.

"C'est l'une des deux courses qui me font rêver (avec Milan-San Remo, ndlr). Je vais la disputer pour la première fois et je ne pense qu'à la victoire", a-t-il confié à Reuters. Dans la liste des favoris, Bouhanni figure assez haut. Du côté des sprinteurs, il n’a pas grand-chose à envier à Adam Blythe, Alexander Kristoff ou même à John Degenkolb. La preuve, il l’a devancé jeudi à Bourges. D’ailleurs, depuis le mois d’août, Bouhanni commence à savoir s’y prendre avec les Argos-Shimano. S’il est resté spectateur du festival de Degenkolb (5 victoires) sur la Vuelta, il a retrouvé l’autre ogre allemand, Marcel Kittel, sur le circuit Franco-Belge, et il a fini par le battre, avant de se payer Degenkolb à Bourges.

En réalité, ce qui impressionne le plus avec Bouhanni, c’est sa régularité malgré son jeune âge (22 ans). Vainqueur de la première étape de l'Etoile de Bessèges dès le mois de février, il a depuis cumulé sept victoires et neuf places de deuxième pour un total de 35 top 5. Même s’il n’aime pas aborder le sujet, ses résultats pèsent dans sa concurrence interne avec l’autre pépite de Marc Madiot, Arnaud Démare, d’autant plus que Bouhanni avait coiffé son jeune coéquipier en juin à Saint-Amand-les-Eaux, dans un championnat de France aux allures de championnat de la FDJ-BigMat. Mais comme Démare, qui a fini sa saison en beauté en remportant la Vattenfall Cyclassics en août, Bouhanni aimerait bien ajouter une ligne prestigieuse à son palmarès.

"C'est vrai, ma saison est bien remplie mais elle n'est pas finie. Dimanche, je veux gagner. La distance (235,5 km), les côtes dans le final (trois dans les 30 derniers kilomètres, la dernière à sept km de l'arrivée) ne seront pas un problème et mon équipe est assez forte et expérimentée pour bien contrôler la course." Rendez-vous est pris.