Du copier-Collet ?

Vincent Collet hésite à poursuivre l'aventure avec les Bleus. (Reuters)

Sélectionneur de l'équipe de France depuis 2009, Vincent Collet réfléchit sérieusement à la suite à donner à sa carrière, lui qui a très mal vécu la sortie des Bleus en quart de finale du tournoi olympique. Le coach de Strasbourg devrait annoncer sa décision de prolonger ou non son aventure avec le groupe tricolore dès la semaine prochaine.

Le 8 août dernier, tandis que le périple londonien des Parker et consorts s’arrêtait en quart de finale devant l’armada espagnole, future vice-championne olympique, Vincent Collet confessait toute sa frustration, incapable alors d’envisager l’avenir: "J’avais une mission qui se termine avec les Jeux Olympiques. Mon futur avec cette équipe on en reparlera. Ça demande réflexion. La balle n’est pas seulement dans mon camp." Un mois plus tard, son discours n’a pas beaucoup évolué…

Dans une semaine, le patron des Bleus fera le point avec le directeur technique national Jean-Pierre De Vincenzi et le directeur de l’équipe de France Patrick Beesley, prié alors de trancher. Passera-t-il la main ou continuera-t-il à arborer sa double casquette d’entraîneur-sélectionneur, lui qui fin août a repris les commandes de la SIG, avec la ferme intention cette fois de mener les Strasbourgeois jusqu’aux playoffs de la Pro A ? La réponse, lui-même ne semble pas la connaître à l’heure qu’il est.

"Je ne suis pas une machine"

Pourtant l’homme fait l’unanimité autour de lui et au sein même de la Fédération. Jean-Pierre De Vincenzi l’avoue ainsi dans les pages de BasketNews: "Si on se met d’accord et si Vincent veut prendre la barque, il prend la barque". Ce à quoi l’intéressé réplique: "J’ai envie de continuer. Mais je sais aussi que ça coûte d’un côté personnel." Sondé par L’Equipe quelques jours plus tôt, Vincent Collet soufflait déjà: "L'investissement est énorme pour moi comme pour ma famille. Je suis aussi entraîneur de club, je réfléchis donc pour savoir si je peux mener les deux fonctions sur une durée aussi longue, car la Fédération souhaite un engagement sur quatre ans, jusqu’aux JO de Rio. Je ne suis pas une machine, je dois réfléchir à la famille, et c'est ce qui fera pencher la balance."

Crédité d’un pourcentage de victoires de près de 74% depuis qu’il a pris en main cette sélection en 2009, la portant vers une médaille d’argent continentale l’an passé notamment, Vincent Collet peut être d’autant plus serein dans sa réflexion qu’il bénéficie aujourd’hui du soutien de ses joueurs. Et pas des moindres ! "Le soutien de Tony Parker ou de Boris Diaw m'a fait chaud au cœur, révèle-t-il. Pour un coach, la plus belle reconnaissance est celle de ses joueurs." Et l’ancien entraîneur du MSB et de l’Asvel de conclure: "J’ai toujours une énorme envie de continuer avec ce groupe. C’est une équipe magnifique, je ne peux pas rêver mieux. Et un staff très solidaire, avec des liens très forts." Le choix du cœur est manifestement fait. Reste à savoir ce que lui soufflera la raison…