Kahudi: "Déjouer les pronostics"

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Charles Kahudi et les Manceaux ont de l'ambition à l'aube de cette nouvelle saison.

Finaliste malheureux de Pro A la saison passée, Le Mans se retrouve qualifié pour le tour qualificatif de l’Euroligue, que les Sarthois débuteront par un quart de finale face au BC Donetsk. L’occasion pour Charles Kahudi, qui a "digéré assez rapidement" sa non-sélection pour les Jeux, et le MSB de rentrer de plain-pied dans ce nouvel exercice qu'ils abordent "le couteau entre les dents".

Charles, comment abordez-vous ce tour qualificatif de l’Euroligue face au BC Donetsk ?
Ça arrive assez tôt dans la préparation. On bosse bien, on fait de bonnes choses mais on a quand même pas mal de réglages à faire. Et si Donetsk est une équipe très forte, elle se construit aussi. Donc on y va avec le couteau entre les dents, pour se donner à fond. Après, on pourra penser au reste. On sait qu’on pourrait affronter Kazan au deuxième tour, qui est aussi une grosse équipe, avec un gros nom et un gros budget. Mais ce n’est pas toujours le plus gros qui gagne… Donc à nous de déjouer les pronostics.

Vous avez connu une préparation avec des hauts, comme votre victoire face à Vitoria, mais aussi des bas. Quels enseignements en tirer ?
On a fait une préparation pour être prêt pour ce match, qu’on ait du vécu collectif et qu’on réponde présent dès le 26 septembre. Maintenant, les préparations ne sont pas toutes aisées, il y a toujours des problèmes, des blessures ou des trucs comme ça. Là, Khalid (El-Amin, ndlr) a eu des pépins physiques, en ce moment c’est moi avec mes genoux,… Mais c’est bien pour la confiance de remporter une victoire comme celle face à Vitoria, même s’il manquait des joueurs, ça reste Vitoria. Après, c’est plus une victoire de prestige et ça ne veut pas dire grand-chose. Le but est de travailler pour être prêt pour notre match d’Euroligue.

Vous restez sur une finale de Pro A perdue face à Chalon (76-95). Qu’est-ce qui a changé depuis, notamment avec le recrutement de Dounia Issa ou Pape Sy ?
La saison dernière, on a eu un bon parcours en championnat de France même si on n’a pas forcément fait ce qu’on voulait faire dans les autres compétitions, ni en finale de Pro A. On a essayé d’apprendre de tout ça et de progresser. On a une rotation plus forte, avec des mecs prêts tout de suite, et qui conviennent au système du Mans. Il y a Dounia qui est super intensif, c’est un aspirateur à rebonds qui aide tout le temps et communique  beaucoup. Pape est très percutant et très agressif, et on se complète bien, lui en trois et mois en deux ou l’inverse. C’est une force pour notre équipe, qui est très homogène et où tout le monde peut jouer à plusieurs postes. Notre but cette saison sera de ne pas calculer et de jouer à fond à chaque fois, de prendre du plaisir en gagnant le plus de matches possible. Et on a vraiment un groupe qui peut faire quelque chose cette année.

"Un mélange explosif"

La stabilité au sein du club est également un avantage…
Le Mans est un club relativement stable, où on coupe rarement un joueur. Et le coach est en place depuis longtemps (2008, ndlr). Son maillot a été retiré, ce qui est un signe d’appartenance à ce club mais aussi d’assurance quelque part. Il véhicule ces valeurs et avec des joueurs au vécu manceau comme J.P. Batista, Kevin Mendy, mon petit frère ou moi et les nouveaux joueurs, ça fait un mélange qui peut être, je pense, explosif.

Votre jeune frère Henri prend justement de plus en plus d’importance au sein de l’équipe. Comment analysez-vous sa progression ?
C’est une très bonne chose. Et on communique beaucoup, on se comprend juste avec un regard. Je continue à le pousser, à insister sur des détails, ce que j’aurais bien aimé avoir à l’époque. J’essaie de lui insuffler tout ce que je sais pour qu’il avance plus vite que je n’ai pu le faire. Je suis donc super fier et super content, mais ce n’est que le début.

Un mot pour finir sur l’équipe de France et votre remplacement au sein du groupe à quelques jours des Jeux Olympiques. Comment avez-vous vécu cette période ?
J’étais forcément déçu, parce que c’était les Jeux et que j’avais envie d’y aller. C’est une échéance importante, pour l’expérience, le vécu et pour pouvoir dire à les enfants que j’ai fait les Jeux Olympiques. Maintenant, ça a aussi été digéré assez rapidement parce que la vie continue. Ce n’est que du basket. C’est mon métier et ma passion mais il y a aussi d‘autres choses dans la vie. Il faut retourner sur terre. Avant l’équipe de France, j’étais déjà Charles Kahudi, avec ma vie, et aujourd’hui pas grand-chose n’a changé. J’ai quand même encouragé l’équipe et suivi leur parcours, et c’est dommage de perdre en quarts de finale comme ça. Mais on se rapproche clairement du niveau des Espagnols, ils l’ont senti et je pense qu’ils commencent à avoir peur de nous. Après, je reste un joueur jeune dans cette équipe de France avec laquelle j’ai beaucoup progressé. J’ai signé la charte et j’ai un amour pour ce maillot. Si on m’appelle, je serai là.

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Euroligue, mode d’emploi

Désigné vendredi à l’issue de la finale de ce tour qualificatif, le vainqueur intégrera le Groupe A de l'Euroligue pour l'instant composé du Khimki Moscou, du Fenerbahçe Istanbul, du Panathinaïkos Athènes, du Real Madrid et de Ljubljana.
   
Mardi 25 Septembre – Quarts de finale
Nymburk (RTC) - Ostende (BEL) 18H00
Cantu (ITA) - Sofia (BUL) 20H45
   
Mercredi 26 Septembre – Quarts de finale
Kazan (RUS) - Ulm (ALL) 18H00
Le Mans (FRA) - Donetsk (Ukraine) 20H45
   
Jeudi 27 Septembre – Demi-finales
Vainqueur Nymburk-Ostende - Vainqueur Cantu-Sofia 18H00
Vainqueur Kazan-Ulm - Vainqueur Le Mans-Donetsk 20H45
   
Vendredi 28 Septembre – Finale
20H30