Saint-André répond à l'attaque de Mermoz

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Faraj Benlahoucine, Media365 : publié le vendredi 06 janvier 2023 à 22h12

Insulté cette semaine par Maxime Mermoz, Philipe Saint-André a répliqué ce vendredi à l'ancien trois-quarts centre qu'il a eu sous ses ordres du temps où il dirigeait le XV de France.

Le rugby français vit des heures compliquées. Au cœur de l'affaire Laporte-Altrad, et quelques mois après la mise à l'écart de Claude Atcher de la tête du comité d'organisation de la Coupe du monde 2023, voilà qu'un ancien international tricolore est sorti de l'ombre pour régler ses comptes avec son ex-sélectionneur. Cette semaine, Maxime Mermoz avait infligé un plaquage en travers dans les côtes de Philippe Saint-André. "Il ne prenait que ses potes. Soit les joueurs qu'il mettra titulaires et ceux qui seront contents d'être remplaçants. Et là je me suis dit que le rugby français était une supercherie. (...) Je savais que c'était une baltringue, un lâche, surtout qu'il m'avait traité de taupe alors que lui invitait les journalistes en semaine à manger au restaurant pour les nourrir et s'assurer qu'ils soient gentils avec lui" a notamment lâché l'ancien trois-quarts centre de l'Usap, reprochant donc en grande partie son manque de temps de jeu en Bleu durant l'ère "PSA".



Invité dans l'émission du Super Moscato Show sur les ondes de RMC ce vendredi, l'actuel entraîneur de Montpellier a répliqué. "Je suis triste pour Maxime (Mermoz, ndlr) qu'il sorte une histoire huit ans après. Il doit y avoir un mal-être, je suis malheureux pour lui. Je n'ai même pas envie de me justifier. Au RC Toulon, les titulaires étaient Mathieu Bastareaud et Matt Giteau. Bastareaud était le titulaire de l'équipe de France et Wesley Fofana était l'un des meilleurs trois-quarts centre européen. Le rôle d'un entraîneur est de faire des choix. J'en fais depuis pratiquement 20 ans. Heureusement que les joueurs ne sont pas contents parce que ce sont des compétiteurs, ils veulent être titulaires. Quand ils sont remplaçants ou hors du groupe, c'est difficile pour eux" a d'abord fait remarquer celui qui a dirigé le XV de France entre 2011 et 2015.

"Lâche, pour quelqu'un qui est dans une famille de résistants, c'est dur"

"Ce qui me perturbe, c'est que ce podcast vient juste de sortir. Le mec a fait le buzz, va avoir beaucoup de followers et après ça a été repris. Nous faisons notre métier. Le mot lâche, j'ai du mal par mon histoire personnelle et familiale. Lâche, pour quelqu'un qui est dans une famille de résistants, c'est dur. Quand j'ai pris des tartes dans la gueule, je ne me suis jamais échappé" s'est également expliqué le technicien, citant également en exemple ses prises de responsabilités lors de ses échecs comme celui face à la Nouvelle-Zélande en quart de finale de Coupe du monde 2015 (62-13). En guise de conclusion, après avoir pris le soin de préciser qu'il ne souhaitait en aucun cas polémiquer, le champion de France montpelliérain a à son tour asséné un plaquage en bonne et due forme à son assaillant. "On était en difficulté mais s'il y a bien un poste où il avait de la richesse, c'était bien les centres."

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