Espagne : Tebas réélu président de la Liga

Espagne : Tebas réélu président de la Liga ©Panoramic, Media365

Victor Romedenne, Media365, publié le mardi 05 décembre 2023 à 17h31

Alors qu'il avait présenté sa démission fin novembre, Javier Tebas est de retour à la tête du championnat espagnol. Ce scénario était prévu par le dirigeant espagnol qui va donc dépasser les dix années de présidence.



Le 22 novembre, Javier Tebas annonçait sa démission du poste de président de la Liga alors que son mandat devait prendre fin le 26 décembre. Dans le même temps, il précisait qu'il se représenterait à nouveau. Cette démission avait pour but d'accélérer le processus de la nouvelle élection. Ce mardi, la Liga annonce que le dirigeant a été réélu. En revanche, cette nomination est temporaire puisque Tebas était tout simplement le seul candidat à sa succession. Pour déclencher une "véritable" élection, au moins une candidature supplémentaire doit être déposée ce mardi avant 20h. Si tel n'est pas le cas, Javier Tebas endossera de nouveau ce rôle de manière définitive. Depuis la démission de l'Espagnol, les patrons du championnat étaient Miguel Angel Gil Marin (propriétaire de l'Atlético Madrid) et Quico Catalan (président de Levante).

Son grand combat contre les "club-Etats"

Javier Tebas occupe le poste de président de la Liga depuis 2013. L'un de ses accomplissements majeurs est d'avoir centralisé la commercialisation des droits TV en 2015. Auparavant, les clubs négociaient eux-mêmes avec les diffuseurs. Javier Tebas a souvent fait parler de lui en Europe et particulièrement en France. L'Espagnol se bat depuis plusieurs années pour empêcher la progression du Paris Saint-Germain. Il considère que le club de la capitale française est une menace pour le football européen et qu'il fait de la concurrence déloyale en étant la propriété d'un Etat. Tebas mène un combat identique contre Manchester City qui est la propriété de Cheikh Mansour bin Zayed Al Nahyan membre de la famille royale d'Abu Dhabi et ministre des Affaires présidentielles des Emirats arabes unis. Selon lui, ces clubs agissent sur le marché des transferts avec de l'argent "qui n'est pas généré par le football" mais par des acteurs étatiques étrangers. Lors du dernier mercato estival, il n'avait pas hésité à demander à ce que le transfert de Marco Verratti, du PSG au club qatari d'Al-Arabi pour 40 millions d'euros, soit étudié par les instances du football.

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