Toulouse dans le dur

Guy Novès (ici en grande conversation avec Jean-Baptiste Elissalde, l'entraîneur des arrières) ne sait que trop bien l'importance de ce premier match en Coupe d'Europe.

Guy Novès (ici en grande conversation avec Jean-Baptiste Elissalde, l'entraîneur des arrières) ne sait que trop bien l'importance de ce premier match en Coupe d'Europe.

Une semaine après avoir arraché la victoire face à Trévise, en Coupe d’Europe, le Stade Toulousain se déplace au Stade de France, samedi dans le cadre de la 9e journée de Top 14, pour affronter le Stade Français. L’occasion pour les hommes de Guy Novès d’emmagasiner un peu de confiance, avant d’aborder deux mois qui s’annoncent corsés. 

Au sortir d’une double-confrontation européenne gérée tant bien que mal, avec notamment une victoire difficilement arrachée à Trévise, le Stade Toulousain s’apprête à aborder une fin d’année corsée. "Nous avons accompli la première partie du travail en gagnant ces deux rencontres de H-Cup. Maintenant, il faut vite se replonger dans le championnat avec ces trois matchs en quinze jours. Ce sera forcément difficile et sollicitant", explique Romain Millo-Chluski, sur le site du club.

Et si le moment est traditionnellement redouté dans la Ville Rose depuis de nombreuses saisons, les voyants sont peu nombreux à être au vert, cette saison. Il y a déjà ces internationaux qui passeront leur mois de novembre du côté de Marcoussis ou avec leur sélection. Yoann Maestri, Yannick Nyanga, Louis Picamoles, Florian Fritz, Gaël Fickou, Vincent Clerc, Yoann Huget ont ainsi été appelés par Philippe Saint-André, tout comme Patrico Albacete (Argentine), Census Johnston (Samoa) et Timoci Matanavou (Fidji) par leurs sélectionneurs respectifs.

Servat au secours ?

Des absences qui pèseront lors du doublon prévu le 9 novembre, face à Montpellier, sans compter l’effet à plus long terme selon l’état des sélectionnés à leur retour, à la fin du mois, à l’heure d’affronter Clermont et les Ospreys. "Il y a déjà une grosse période qui arrive avec déjà deux matches très importants face aux deux équipes parisiennes, souffle Yannick Nyanga, sur le site du club. Et ensuite on aura cette période internationale, où l’équipe sera handicapée par l’absence de pas mal de joueurs. Il faut qu’on soit prêt." Reste qu’à l’heure d’aller affronter le Stade Français au Stade de France, les hommes de Guy Novès commencent déjà à boiter bas.

Touché au genou, Thierry Dusautoir a ainsi rejoint Lionel Beauxis et Vasil Kakovin à l’infirmerie. Une infirmerie dont viennent tout juste de sortir Sylvain Nicolas et Yann David, tandis que Patricio Albacete, Gurthrö Steenkamp et Gary Botha soignent différents petits pépins. Pour ce dernier, la problématique est d’autant plus importante que Christopher Tolofua vient de prendre une suspension de six semaines, et que Virgile Lacombe est actuellement le seul talonneur à 100% de ses moyens. De son côté, William Servat se tient prêt, au cas ou Botha flancherait, ce qui ne sera finalement pas le cas face au Stade Français.

Une période bricolage donc, pour une équipe qui ne tient en plus pas la forme de sa vie. "On sait qu’on a un championnat difficile et il ne faut pas prendre trop de retard. Le fait de mal jouer mais de gagner, c’est un minimum pour nous, glisse Nyanga. Je ne sais pas si on va gagner à Paris mais j’espère qu’on montrera un meilleur visage, qu’on sera plus constant." Une mission que les Toulousains ont du mal à tenir cette saison, à l’image des défaites à Biarritz et Perpignan ou des victoires étriquées à Bordeaux et Trévise. Le Stade de France, et son contexte particulier, peut-il servir de déclic ?

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