Ligue des Champions (J6) : Le PSG écrase Basaksehir et s'offre la tête

Ligue des Champions (J6) : Le PSG écrase Basaksehir et s'offre la tête©Panoramic, Media365
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Rédaction , publié le mercredi 09 décembre 2020 à 20h33

Le Paris-SG a infligé une correction à Basaksehir (5-1) lors de la 6eme et ultime journée de la phase de poules de Ligue des Champions, mercredi soir au Parc des Princes, et termine en tête du groupe H devant le RB Leipzig. Il recevra donc en huitièmes de finale retour cet hiver.



La dernière sortie du Paris-Saint-Germain dans cette phase de poules s'est déroulée dans des circonstances très particulières. Elle avait débuté ce mardi, mais ses premières minutes ont été entachées d'un incident hors-terrain, le quatrième arbitre proférant des termes inqualifiables à Pierre Achille Webo, membre du staff technique de Basaksehir. L'ancien international camerounais a été la cible d'une insulte raciste. Après son interruption mardi, la rencontre a repris ce mercredi à la 13e minute, avec un corps arbitral différent.

Il y a ensuite un match de football, un vrai. Sur le rectangle vert. Et ce sont bien les Parisiens qui ont eu le dernier mot pour terminer à la première place de ce groupe devant Leipzig, tombeur de Manchester United la veille (3-2). Au terme d'une phase de poules chaotique, les stars parisiennes sont arrivées à l'heure, pour prendre le bon wagon et poursuivre leur chemin vers les sommets européens. Il fallait faire le job dans cette dernière rencontre. Paris l'a fait sans sourciller, en livrant une dernière prestation appliquée (5-1).

Plusieurs options s'offraient encore à Thomas Tuchel pour cette dernière sortie européenne de l'année : le 4-3-3, le 4-4-2 ou le très surprenant 3-5-2 adopté en cours de match à Old Trafford. Comme on l'a vu ce mardi, l'Allemand avait donc opté pour la dernière. Neymar et Mbappé étaient seuls aux avant-postes, devant un milieu très dense et une défense à trois.

Neymar, c'est exceptionnel !

Les Parisiens ont imposé leur pressing d'entrée de jeu pour pousser la formation stambouliote dans ses retranchements. Malgré deux alertes côté turc, les champions de France sont vite passés devant grâce à un Neymar des grands soirs. Le Brésilien s'est presque occupé de tout pour forcer le verrou adverse. C'est lui qui a allumé la lumière d'une action de génie : un petit pont après un contrôle orienté et frappe enroulée puissante qui a fait mouche (1-0, 21e). C'est lui, encore, qui a doublé la mise en ajustant Günok après une ouverture en profondeur de Kylian Mbappé (2-0, 38e). Et c'est lui, une nouvelle fois, qui a obtenu un penalty dans un mouchoir de poche avant de le laisser à un Mbappé avide de but dans la prestigieuse compétition depuis un an. Le champion du monde n'a pas tremblé pour briser sa période disette et retrouver le sourire (3-0, 42e).

Mbappé a retrouvé le sourire

Dans une posture confortable, Thomas Tuchel a pu s'offrir le luxe d'altérer son système pour repasser en 4-3-3, lançant Di Maria dans le grand bain à la place de l'excellent Rafinha. L'Argentin a été impliqué dans le quatrième but, mais c'est encore Neymar qui a fait admirer sa virtuosité en se jouant de la défense turque sur une course oblique avant de décocher un tir limpide après deux relais (4-0, 50e). La suite a été une formalité pour un PSG sûr de ses forces, et solidifié par une assise technique nouvelle au milieu. Basaksehir a toutefois eu le mérite de réduire l'écart grâce à un tir dévié par Topal (4-1, 57e), mais la machine s'est remise en route directement avec une nouvelle action d'école conclue par Kylian Mbappé (5-1, 62e). Même Keylor Navas a su tirer son épingle du jeu en faisant admirer sa détente (56e). Du travail bien fait.


Comme il y a deux ans, le PSG de Tuchel a donc réussi à retomber sur ses pattes pour arracher la première place de son groupe après de multiples accrocs. Une photographie finale comme une signature sous l'ère QSI. Le printemps est encore loin, mais le contrat est rempli. C'était un soir à voir le jeu reprendre ses droits. Un soir pour le football. Un soir pour Neymar.

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