Un jeune volleyeur cible de cris racistes ?

Un jeune volleyeur cible de cris racistes ?©Media365

Paul Rouget : publié le mardi 10 décembre 2019 à 15h08

Adbel-Aziz Doumbia, jeune joueur toulousain, aurait été visé par des cris de singe lors d'une rencontre de la réserve des Spacer's face à Brive, qui dément ces accusations.



Le football n'est pas le seul sport collectif à être touché par le racisme. Le volley aussi, apparemment. Les Spacer's de Toulouse rapportent ainsi qu'Abdel-Aziz Doumbia (18 ans), l'un des joueurs de leur réserve, a été la cible de cris racistes le 24 novembre dernier lors d'un match face à Brive.

Benoît Ognier, entraîneur du centre de formation toulousain, témoigne avoir entendu ces cris de singes, de la part d'un supporter adverse. "Je lui ai dit de tout de suite se calmer et que ce genre de comportement n'avait rien à faire dans les tribunes, raconte-t-il à La Dépêche du Midi. J'ai très rarement vu de tels incidents mais c'est vraiment regrettable".


L'individu aurait ensuite insulté, en créole, le technicien haut-garonnais : "Le problème, c'est que j'ai deux de mes joueurs qui ont des origines réunionnaises et ils m'ont dit que j'en avais pris plein la tronche durant tout le match". D'après 20minutes, ces événements auraient entraîné la suspension... de l'entraîneur toulousain !

Car Benoît Ognier, pour s'en être pris à l'homme en question, a récolté son deuxième carton jaune en moins d'un an, et a écopé d'une suspension d'une semaine. Il a décidé de faire appel de cette décision. Abdel-Aziz Doumbia a lui été réconforté par ses supporters ce week-end, en marge du match de l'équipe première contre Chaumont.

Le club briviste a, de son côté, fermement démenti ces accusations, tout comme l'arbitre de la rencontre, qui, interrogé par La Montagne, affirme n'y avoir vu "aucune connotation raciste". Et l'intéressé jure qu'il faisait "la mouette", poussant "des cris pour déconcentrer les serveurs comme je le fais toujours". Le président du CABC, Patrick Clausel, assure quant à lui que son club "a toujours été un symbole de mixité sans jamais aucun problème de racisme. Si cela était le cas, nous condamnerions fermement les agissements racistes au sein de notre association. Après confirmation d'autres spectateurs présents au match, ces cris ont fait l'objet d'une interprétation erronée de la part des Spacers. Je déplore que ces faits aient été interprétés dans ce sens mais surtout cette cabale qui s'en est suivie 15 jours après. Le quiproquo avait été éteint aussi bien auprès de l'entraîneur que du joueur après le match. Il est dommageable que cette non-affaire prenne ces proportions", confie-t-il dans le quotidien régional.

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