Mondial 2018 (H) : les Bleus se sont expliqués

Mondial 2018 (H) : les Bleus se sont expliqués©FFVB, Media365
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Sylvian Baudry, publié le mardi 18 septembre 2018 à 13h33

Depuis leur deuxième défaite dans le tournoi, les Bleus sont dos au mur dans ce Mondial. Après le match face aux Pays-Bas, la Team Yavbou s'est réunie à l'hôtel pour s'expliquer.

Il y a le feu dans la maison bleue. Après la défaite contre les Pays-Bas dimanche (3-2), leur deuxième dans ce Mondial 2018, la Team Yavbou est dos au mur et doit s'imposer ce mardi, face au Canada. Sinon, dès le deuxième tour, la qualification pourrait être très compromise. En réaction à cela, les joueurs de l'équipe de France ont décidé unilatéralement de se réunir dans leur hôtel, pour mettre les choses à plat : « On a parlé entre nous pour essayer de changer notre attitude, pour être un peu plus guerriers sur le terrain », a expliqué Thibaut Rossard. Dans L'Equipe, Earvin Ngapeth ajoute : « On s'est retrouvés à plusieurs sur notre petit balcon collectif, au quatrième étage, et on s'est dit qu'on ne pouvait pas rester là à déprimer sinon on allait sauter. On a appelé les autres et on a commencé à discuter. On s'est dit qu'on n'avait pas le droit de baisser les bras et de renoncer après tout le boulot effectué, résume-t-il. Je crois que tout le monde a accepté l'idée de souffrir pour gagner. Et que, pour retrouver notre folie et notre efficacité, il fallait d'abord faire preuve d'humilité. »

Laurent Tillie : « Une thérapie de groupe »


Ce lundi, en présence de l'entraîneur, les échanges ont continué, pour tenter de trouver les solutions à ces difficultés, notamment dans le set décisif, que les Français ont perdu deux fois (Brésil et Pays-Bas, donc). « C'était très positif, une discussion ouverte et constructive, se réjouit Laurent Tillie. On a discuté entre nous de cette frustration et de la façon dont on peut s'améliorer dans la communication, de comment on peut tenir quand ça va moins bien, c'était plutôt une thérapie de groupe. » Cette difficulté à conclure les rencontres, le sélectionneur des Bleus l'explique par la position de favori que doit désormais endosser la France : « On a du mal à vivre en favoris, on se met de la pression parce qu'on veut trop bien faire et on a du mal à se libérer de cette pression. Sur le terrain, on a moins de patience, et du coup, on voit des gestes d'impatience et de la frustration, qui en amène encore plus. » Autant de problèmes que les coéquipiers d'Earvin Ngapeth vont devoir résoudre dès ce mardi soir, s'ils ne veulent pas voir s'éloigner une médaille mondiale.

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