Ligue A (F) : Le club de la Capitale va arrêter les frais

Ligue A (F) : Le club de la Capitale va arrêter les frais©Media365

Mathieu WARNIER, publié le mardi 19 mars 2019 à 19h41

En raison de soucis économiques durables, le club de Paris-Saint-Cloud a décidé de mettre un terme à l'activité de son équipe féminine de volleyball au terme de la saison.

Un véritable coup dur pour le volleyball féminin en région parisienne. Installées en Ligue A féminine depuis 2012, les joueuses de Paris-Saint-Cloud, club issu de la fusion en 2013 du Stade Français et du Saint-Cloud Volley, ne devraient pas participer au championnat la saison prochaine. Le président du club, Claude Orphelin, a annoncé que l'équipe professionnelle disparaîtra à l'issue de l'actuelle saison. « Nous avons décidé de ne pas poursuivre l'expérience en équipe professionnelle féminine à Paris, assure ce dernier dans des propos recueillis par le quotidien L'Equipe, qui met en avant la difficulté de trouver une solution à l'équation économique. Financièrement c'est très compliqué dans un sport qui n'est pas le foot et surtout dans un sport féminin. Ou bien on arrive à trouver des sources de financements privés ou les collectivités territoriales font un effort. Sinon il faut être réaliste et on doit arrêter. »

La Mairie de Paris mise en cause

Une situation que Claude Orphelin met en partie sur le dos de la Mairie de Paris, qui ne serait pas enclin à soutenir le développement du sport féminin dans la métropole parisienne et, notamment, des Mariannes, surnom donné à l'équipe de Paris-Saint-Cloud. « Aujourd'hui, un homme équivaut à quatre femmes, tonne le patron du club parisien. Si un homme obtient 1 000 euros de soutien public de la Mairie de Paris, une femme du même niveau, une Marianne par exemple, touche entre 250 et 270 euros. C'est un autre exemple du manque de considération du sport féminin dans ce pays. » En plus du manque de considération sur le plan économique, Claude Orphelin regrette l'absence d'infrastructures décente. L'exemple du tournoi international organisé au Stade Géo-André arrêté en raison d'une fuite du toit qui laissait passer la pluie sur le parquet reste dans les mémoires. « En Île-de-France, il n'existe pas de salle de sport de haut niveau certifiée pour nous. C'est incohérent avec notre niveau, ajoute le patron du club parisien. C'est vrai qu'une salle de merde, c'est difficile d'en faire un bel écrin. » Une situation ubuesque qui va laisser les joueuses libres de tout engagement à l'issue de la saison.

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