Championnat du monde (H) : " Le feuilleton de septembre " va commencer pour Tillie

Championnat du monde (H) : " Le feuilleton de septembre " va commencer pour Tillie©Media365

Aurélie SACCHELLI, publié le mercredi 12 septembre 2018 à 07h48

L'équipe de France de volley débute ce mercredi contre la Chine le championnat du monde, qui se déroule en Bulgarie et Italie. Une compétition avec pas moins de trois phases de poules avant d'atteindre les demi-finales. Le sélectionneur des Bleus, Laurent Tillie, veut voir cela comme un feuilleton et espère que son équipe ira le plus loin possible, même s'il voit la Russie favorite.

Quatre ans après avoir terminé quatrième du Mondial polonais et débuté son irrésistible ascension, l'équipe de France masculine de volley va débuter ce mercredi contre la Chine (13h) son championnat du monde 2018, à Ruse en Bulgarie. Un championnat qui a débuté dimanche pour les deux pays organisateurs (l'Italie et la Bulgarie) et qui va s'étendre jusqu'au 30 septembre. D'ici là, il faudra disputer trois phases de poules pour se qualifier pour le dernier carré ! Cette formule un peu compliquée, où il faudra remporter douze matchs, ou presque, pour être sacré, le sélectionneur des Bleus Laurent Tillie veut la voir comme « un feuilleton ». « Ce qu'il faut comprendre, c'est que le volley n'est pas le foot et le rugby et que c'est compliqué de remplir les salles si le pays organisateur ne joue pas. Cette formule garantit aux organisateurs un certain nombre de matchs à domicile, donc elle permet de rentabiliser un peu l'événement pour ceux qui s'investissent dans l'organisation. C'est vrai que c'est une compétition très longue pour tout le monde, mais si on veut rester positif, on va dire que c'est le feuilleton du mois de septembre et à la fin, ça reste le meilleur qui arrive au bout, et si tu veux être le meilleur, il faut battre tout le monde », confie Tillie sur le site de la Fédération française de volley. Précisons que les points accumulés au cours de la première phase de poule seront conservés pour la deuxième, et ceux de la première et de la deuxième seront conservés pour la troisième. Autant dire que le moindre petit faux pas pourrait être rédhibitoire si les autres équipes font le plein.


La Russie favorite selon Tillie


Championne d'Europe en 2015 et victorieuse de la Ligue mondiale en 2015 et 2017, l'équipe de France espère poursuivre sa progression (et faire oublier l'échec des JO 2016, où elle a été éliminée au premier tour) en décrochant une médaille fin septembre à Turin. « Quand je me retourne sur ces quatre ans, à part les Jeux Olympiques qui ont fait mal, je ne vois que du bonheur et la satisfaction de toujours rebondir, de toujours croire qu'on va faire un résultat et de toujours viser un podium. On a basculé dans les hauts objectifs et ça, c'est extraordinaire pour un sport anonyme comme nous », confie Tillie. Mais la concurrence s'annonce rude. La Russie, notamment, fait peur au sélectionneur français. « On les a encore vus jouer récemment au Tournoi Wagner en Pologne, physiquement, ils sont impressionnants, et ils ont l'air d'avoir pris une nouvelle dimension psychologique. Avant, c'était une équipe qui ne jouait que sur la taille et la puissance, là, ils commencent aussi à jouer sur la défense, la qualité de la réception, donc pour le moment, la Russie est au-dessus. Après, je vois l'Italie, le Brésil, les Etats-Unis, la Pologne, la France et la Serbie, ça fait beaucoup de prétendants à peu près au même niveau. Et les Canadiens qui ne sont pas mal. » Il n'y a pourtant que quatre équipes qui pourront franchir le triple écueil des phases de poules... Le feuilleton ne fait que commencer.

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