Vendée Globe - Crémer : "Au milieu de nulle part, tu croises une bouteille de lessive..."

Vendée Globe - Crémer : "Au milieu de nulle part, tu croises une bouteille de lessive..."©Media365
A lire aussi

Thomas Siniecki : publié le vendredi 05 février 2021 à 18h34

La pollution est donc inévitable sur Terre... Même au plus lointain des océans, les navigateurs du Vendée Globe ont bien croisé des déchets matériels, comme Clarisse Crémer l'a raconté à son retour. Tout en rappelant aussi la magie.



Clarisse Crémer, arrivée en douzième position du Vendée Globe mercredi - un peu moins d'une semaine après le vainqueur Yannick Bestaven - et qui a réussi le meilleur temps de l'histoire pour une femme (87 jours, deux heures et 24 minutes), a relaté la pollution constatée même au plein coeur des océans. Lors de sa conférence de presse, elle a d'abord laissé divaguer son esprit en repensant à "l'immensité des éléments" : "On se sent un peu perdue au milieu de nulle part, au milieu du Pacifique... On se demande un peu ce qu'on fait là, on se rend compte à quel point la nature est puissante et sublime. Et en même temps, on se dit que ce n'est pas si grand que ça..." C'est là, vous l'aurez compris, que le bât va commencer à blesser.

"C'est peut-être un poncif, mais j'ai vu des déchets jusqu'au milieu du Pacifique ou de l'Atlantique. Au milieu de nulle part, tu croises une bouteille de lessive qui flotte, un baril de pétrole qui rouille... C'est assez choquant. Pendant trois mois, c'est le seul signe de civilisation que tu vois. Même au milieu de nulle part, il y a donc ces signes de notre présence sur Terre, et c'est un peu triste de s'en rendre compte." Un dernier mot à nouveau poétique, tout de même, pour conclure : "Ma grand-mère passait sa vie à dire que la lumière était belle. Un nuage, un scintillement sur l'eau, ça change tout le temps et c'était magnifique. Même dans les moments de détresse psychologique, c'est toujours ce qui m'a porté et redonné le sourire."

Vos réactions doivent respecter nos CGU.