Vendée Globe : Bien placée, Joschke ne veut pas se mettre la pression

Vendée Globe : Bien placée, Joschke ne veut pas se mettre la pression©Media365
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Guillaume MARION : publié le lundi 28 décembre 2020 à 23h45

Actuellement 6eme après le pointage de 22h ce lundi 28 décembre, Isabelle Joschke (MACSF) est revenue sur ses ennuis dans ce Vendée Globe et ses ambitions, elle qui est la 1ere femme au classement à l'approche du Point Nemo.

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Malgré quelques difficultés, tout va plutôt bien pour Isabelle Joschke. Si la navigatrice n'a pas été épargnée dès les premiers jours du Vendée Globe 2020, la skippeuse de MACSF est pour le moment 6eme du classement général, alors qu'elle s'apprête à passer le Point Nemo. « Depuis le premier jour, j'ai eu des problèmes et puis j'avais aussi choisi, au large du Portugal, une option météo qui m'a mise loin au classement. Je perdais confiance. J'avais l'impression que je n'arriverai jamais à faire cette belle course dont je rêvais. C'était dur. On a eu des mers épouvantables, dures pour les nerfs, qui obligeaient sans cesse à être aux aguets. Mais, depuis le Pacifique, je sens comme une délivrance. Je commence à me ressourcer, je suis mieux de tous les côtés, je suis plus en phase. Le Vendée, tu ne peux pas l'imaginer, tu es forcément dans le fantasme. Il faut accorder tout ça », a raconté Joschke, lors d'un entretien à L'Equipe.

« On ne peut pas naviguer comme les hommes »

Solidement installée dans le top 10, la Franco-allemande espère désormais finir en beauté cette édition, mais ne compte pas se mettre la pression par rapport à ses concurrents. « Je suis d'abord contente de batailler avec un peloton où je me sens à ma place. La course avec les autres filles n'existe pas depuis que Samantha (Davies) a abandonné. On n'a pas du tout les mêmes bateaux, je suis désormais la seule avec des foils, c'est normal que je sois bien devant. Mais, dans mon projet, il était important de montrer qu'un petit gabarit, une femme, peut faire aussi bien que des hommes, a par la suite expliqué Joschke. (...) On ne peut pas naviguer comme les hommes. On doit avoir une autre façon de fonctionner. J'ai toujours dit que je ne partirais pas le couteau entre les dents. On peut aussi accepter ses limites et ses différences. Avoir une légère retenue pour aller plus loin. » Cependant, la native de Munich pourrait bien effacer le record d'Ellen MacArthur, qui avait terminé le Vendée Globe en un peu plus de 94 jours.

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