Route du Rhum : Un bateau a chaviré, un autre a dû faire demi-tour

Route du Rhum : Un bateau a chaviré, un autre a dû faire demi-tour©Media365

Aurélien CANOT, publié le mercredi 14 novembre 2018 à 11h38

Deux skippers ont été victimes de mésaventures diverses ce mercredi matin sur la Route du Rhum. En Multi50, Lalou Roucayrol (Arkema) a chaviré. Chez les Imoca, Jérémie Beyou (Charal) a, lui, été contraint de faire demi-tour après que son bateau a connu une panne de son système d'alimentation en énergie.

Certains, Francis Joyon le vainqueur et son dauphin François Gabart pour ne pas les citer, en ont déjà terminé avec cette Route du Rhum 2018, d'autres touchent au but. C'est ainsi qu'Armel Tripon devrait compléter le podium jeudi et Alex Thomson lui emboîter le pas le lendemain (vendredi). Des navigateurs, eux, ne voient pas encore le port de Pointe-à-Pitre. Pire : ils sont victimes d'ennuis diverses. Le bateau de Lalou Roucayrol a ainsi chaviré ce mercredi matin, à 8h30 heure français, alors qu'il se trouvait à 1000 milles de la Guadeloupe. L'équipe Arkema a indiqué que le multicoque engagé dans la catégorie Multi50 s'était retourné dans un grain très violent. Le communiqué précise également que le skipper a très vite contacté sa Team pour leur annoncer le retournement de son trimaran et leur faire savoir qu'il était sain et sauf et se trouvait en sécurité. « Lalou va bien, en sécurité à l'intérieur du bateau et l'organisation des secours se met en place. Il dispose d'eau, de nourriture mais est limité en termes de communication avec l'extérieur », a expliqué Arkema. Lorsqu'il a chaviré, Roucayrol occupait la quatrième place du classement des Multi50, à 398 milles du leader Armel Tripon, lui-même à 620,8 milles de l'arrivée.





Beaucoup plus bas dans la hiérarchie chez les Imoca, puisqu'il est bon dernier, Jérémie Beyou va perdre encore davantage de terrain. Victime d'une panne de son système d'alimentation en énergie, le skipper Charal a été contraint de faire demi-tour et de repartir en direction de Lorient. Le malheureux n'a pas la possibilité de recharger ses batteries et ne peut donc pas alimenter en conséquence son pilote ni ses outils de navigation, a révélé son équipe, précisant que Beyou ne peut pas envisager de traverser l'Atlantique dans ces conditions. Il a donc décidé de faire marche arrière pour essayer de trouver une solution.

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