Mathieu Warnier, Media365 : publié le samedi 18 avril 2026 à 15h20
Dans le viseur de l'ITIA pour avoir refusé de se soumettre à un contrôle antidopage, Marketa Vondrousova est sortie du silence pour expliquer avoir été sujette à la peur quand la personne en charge de la procédure s'est présentée.
Marketa Vondrousova est dans l'œil du cyclone. En décembre dernier, alors qu'elle était à son domicile situé à Prague, celle qui est actuellement 46eme au classement WTA a vu une contrôleuse se présenter dans le cadre de la lutte contre le dopage. Or, la Tchèque a refusé de lui ouvrir la porte pour effectuer la procédure. Ce qui a déclenché l'ouverture d'une enquête pour l'Agence Internationale pour l'Intégrité du Tennis (ITIA), confirmée par la joueuse elle-même par l'intermédiaire d'une publication sur le réseau social Instagram après que l'information ait fait l'objet d'une fuite dans la presse tchèque. En effet, ne niant pas les faits, Marketa Vondrousova a pris la parole afin d'expliquer les raisons qui l'ont poussé à ne pas ouvrir sa porte à la contrôleuse, envoyée à Prague par une agence allemande.
Vondrousova a « réagi comme une personne qui avait peur »
« Le récent incident lié au contrôle antidopage s'est produit parce que j'ai atteint un point de rupture après des mois de stress physique et mental », a confié la joueuse sacrée à Wimbledon en 2023. Cette dernière ajoute devoir « gérer des blessures, une pression constante et des problèmes de sommeil récurrents » qui l'ont « épuisée et fragilisée ». Evoquant « des années de messages haineux et de menaces », Marketa Vondrousova assure que cela a « un impact sur (son) sentiment de sécurité » lorsqu'elle est à son domicile. « Quand quelqu'un a sonné à ma porte tard dans la nuit sans s'identifier correctement ni respecter le protocole, j'ai réagi comme une personne qui avait peur », a confiée la Tchèque.
Un contrôle « pas dans les normes » selon son avocat
Cette dernière a confiée avoir été marquée par l'incident impliquant sa compatriote Petra Kvitova, agressée à son domicile en décembre 2016. Elle confie ainsi ne pas prendre « à la légère la moindre visite d'un inconnu » chez elle. En raison de l'absence d'échantillon prélevé lors de ce contrôle antidopage, la Tchèque risque une suspension pouvant aller jusqu'à quatre ans. Toutefois, son avocat Jan Exner a confié à l'AFP que sa cliente avait « une raison de ne pas fournir d'échantillon » car « le contrôle antidopage n'était simplement pas dans les normes ». Il ajoute que la « réaction aiguë au stress » vécue par Marketa Vondrousova a été confirmée par des « experts tchèques et internationaux ». Il reste maintenant à voir si cela pourra convaincre l'ITIA de ne pas sanctionner la Tchèque.












