WTA - Dopage : Yastremska nie tout

WTA - Dopage : Yastremska nie tout©Media365
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Aurélie SACCHELLI, Media365, publié le vendredi 08 janvier 2021 à 09h33

Dayana Yastremska (20 ans, 29eme) a été suspendue provisoirement par la Fédération internationale de tennis suite à un contrôle positif à un produit interdit en novembre. La joueuse ukrainienne se dit choquée et nie en bloc.



Sale période pour Dayana Yastremska ! En décembre, la joueuse ukrainienne de 20 ans a été testée positive au coronavirus en se rendant à Dubaï. Un moins plus tard, on apprend que la 29eme joueuse mondiale a été testée positive de nouveau, non pas à une maladie mais à un produit interdit ! La Fédération internationale de tennis a en effet annoncé qu'elle la suspendait provisoirement en raison d'un contrôle positif à la mestérolone effectué hors compétition, le 24 novembre. « Dayana Yastremska a été provisoirement suspendue en vertu de l'article 8.3.1 (c) du programme de tennis antidopage 2020 (le «programme»), en attendant la détermination de l'accusation portée contre elle lors d'une audience complète conformément à l'article 8 du programme, explique le communiqué. Mme Yastremska, une joueuse ukrainienne de 20 ans, a fourni un échantillon d'urine hors compétition le 24 novembre 2020. Cet échantillon a été envoyé au laboratoire accrédité par l'Agence mondiale antidopage («AMA») à Montréal, Canada pour analyse, et il a été trouvé qu'il contenait un métabolite de la mestérolone. La mestérolone est une substance non spécifiée, qui est interdite dans la catégorie S1 de la liste des interdictions 2020 de l'AMA (agents anabolisants), et est donc également interdite dans le cadre du programme. Les tests positifs pour les substances non spécifiées comportent une suspension provisoire obligatoire. Le 22 décembre 2020, Mme Yastremska a été inculpée d'une violation des règles antidopage en vertu de l'article 2.1 du programme (présence d'une substance interdite dans l'échantillon d'un joueur) et a été provisoirement suspendue avec effet au 7 janvier 2021. Mme Yastremska avait (et se réserve) le droit de demander à la présidente du tribunal indépendant convoqué pour entendre son cas pourquoi la suspension provisoire ne devrait pas être imposée, mais a choisi de ne pas exercer ce droit à ce jour."

Yastremska nie en bloc

Quelques minutes après le communiqué de l'ITF, la joueuse a elle aussi publié le sien sur sa page Twitter. « Je déclare fermement que je n'ai jamais utilisé de drogues améliorant les performances ou de substances interdites. Je suis étonnée et sous le choc, d'autant plus que deux semaines avant ce test - le 9 novembre 2020 - j'ai été testée négative lors lors du tournoi WTA de Linz. Après ce dernier tournoi de l'année, j'ai arrêté de m'entraîner pour me reposer avant le début de la nouvelle saison. Seule une très faible concentration de métabolite de mestérolone a été détectée dans mon urine. Compte tenu de cette faible concentration et compte tenu de mon test négatif deux semaines plus tôt, j'ai reçu des avis scientifiques selon lesquels le résultat correspond à une certaine forme de contamination. En outre, j'ai été informée que cette substance est destinée à être utilisée comme médicament par les hommes et qu'il est conseillé aux femmes de ne pas l'utiliser en raison des effets indésirables qu'elle provoque. En raison de la confidentialité de la procédure, vous comprendrez que je ne suis pas en mesure de partager d'autres informations. Cependant, je travaille actuellement avec mon équipe et vous pouvez être assurés que je suis résolument déterminée à tout faire pour laver mon honneur. » Passée professionnelle en 2016, Dayana Yastremska a déjà remporté trois tournois, à Hong Kong en 2018, Hua Hin en 2019 et Strasbourg en 2020. Elle a également disputé la finale du tournoi d'Adelaide il y a un an. Mais cette année, il y a très peu de chances qu'on la voit en Australie...

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