Guillaume Marion, Media365 : publié le mercredi 22 juillet 2026 à 17h20
Comme le CIO, la WTA va désormais imposer des tests génétiques pour déterminer le sexe biologique des joueuses. Une décision qui a rapidement été mise en place et qui ne plait pas à tout le monde.
Comme on pouvait s'en douter, les tests génétiques pour déterminer le sexe biologique des athlètes vont revenir en force. En effet, alors que le Comité international olympique (CIO) a annoncé en mars que les sportives devraient en faire pour participer aux Jeux Olympiques 2028, à Los Angeles, la WTA vient d'emboiter le pas. Désormais, les joueuses devront se tester une fois par frottis buccal pour déterminer ou non la présence du gène SRY si elles veulent disputer les tournois du circuit principal.
Alors que la France avait alors dit regretter le choix du CIO par la voix de la ministre des Sports Marina Ferrari, c'est cette fois Amélie Oudéa-Castéra qui s'est exprimée sur ce sujet sensible qui risque de faire beaucoup parler ces prochaines semaines. « Je trouve que la décision de la WTA va trop vite et trop loin. On comprend pourquoi le CIO a été amené à régir l'admission à la catégorie féminine », a dans un premier temps expliqué la présidente du CNOSF.
Oudéa-Castéra : « C'est un recul en matière d'inclusion »
« Il y avait beaucoup de volatilité, beaucoup d'hétérogénéité dans les règles, et il y avait dans certaines disciplines des enjeux de sécurité, parfois, aussi, de protection de l'équité sportive, là où, dans l'olympisme, ça peut se jouer sur des millisecondes ou des millimètres. Le cadre n'était pas complètement satisfaisant », a par la suite réagi l'ancienne ministre des Sports et des Jeux Olympiques et Paralympiques qui est depuis devenue la présidente du Comité national olympique et sportif français (CNOSF).
« Par contre, la manière dont cette politique a été conçue nous inspire des réserves importantes. Je suis secouée par cette politique, parce qu'elle ne correspond pas au socle de valeurs de la France. C'est un recul en matière d'inclusion, c'est intrusif pour les femmes. Ça soulève des questions d'accompagnement des jeunes athlètes qui peuvent découvrir qu'elles sont détentrices du gène SRY, alors qu'elles ne s'y attendaient pas », a également déclaré Oudéa-Castéra, lors d'une interview accordée à L'Équipe.












