WTA : Bartoli entraîneur, elle dit tout

WTA : Bartoli entraîneur, elle dit tout©Media365
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Jérémy Nedelec, publié le mardi 11 décembre 2018 à 12h52

Voilà Marion Bartoli dans un tout nouveau rôle. La gagnante du tournoi de Wimbledon en 2013 a pris sous son aile depuis moins d'un mois Lucie Wargnier (19 ans, 761eme WTA), qu'elle entraîne à Dubaï (Emirats Arabes Unis). La jeune Française native de Noyon, qui a été championne de France des douze ans en 2011, est la première joueuse à être coachée par Marion Bartoli, revenue sur cette toute fraîche association dans l'édition de L'Equipe ce mardi.

« Ça fait trois semaines que je suis avec Lucie et ça lui fait beaucoup de changements sur tous les plans (rires), se marre Bartoli dans le quotidien. Il y a un énorme chantier technique ! Lucie, je l'avais vue deux ou trois fois auparavant au CNE (Centre National d'Entraînement), notamment pendant ma tentative de reprise », explique Marion Bartoli, qui avait confié cet été être tentée par le coaching. Lucie Wargnier l'a donc contactée. Bien lui en a pris. « À partir du moment où un joueur ou une joueuse était motivée...C'est ça que je prends le plus en en compte, la motivation, l'envie de réussir, au-delà du niveau », raconte Bartoli. La commentatrice, qui officie sur Eurosport, son « job n°1 », avait tenté de reprendre la compétition en 2018 après avoir souffert de problèmes de santé en 2016, mais son corps n'a pas pu répondre à ses ambitions. Elle s'est donc trouvé une nouvelle façon de s'épanouir dans le tennis en accompagnant Lucie Wargnier. Animée par cette « envie de transmettre » et ce qu'elle a retiré du haut niveau : « Et aussi ce que j'ai eu la chance de vivre comme aventure humaine sur les quinze jours de Wimbledon 2013 avec tout ce qu'Amélie (Mauresmo) a pu m'apporter à l'époque, en tant qu'ex championne elle-même », explique l'ancienne n°1 française.

Bartoli : « Elle a fait plus de travail en trois semaines qu'en six huit mois »

« Elle a envie de réussir et je vais essayer de l'emmener là où elle veut », assure Bartoli au sujet de sa nouvelle protégée, pour qui elle applique la même méthode que celle qui lui avait réussi pendant sa carrière : « Je me sers des mêmes bases, qui sont communes aux champions qui réussissent, à savoir gagner des tournois du Grand Chelem. C'est cette exigence que je place dans ces entraînements. En fonction de ses objectifs, mon attitude aurait été différente. Si Lucie m'avait dit : ''Voilà, je veux être entre 70eme et 100eme'', mon exigence au quotidien n'aurait pas été la même. Là, elle a comme objectif de gagner un titre en Grand Chelem. Il faut donc être à 100%, sinon, vous n'avez aucune chance », tranche la coach. « On passe beaucoup de temps, on fait des journées extrêmement longues ! », continue Bartoli. « Elle a fait plus de travail en trois semaines qu'en six huit mois de ses entraînements habituels. C'est un volume qu'elle doit intégrer et digérer ». « On commence à 9h30, on finit à 20h00, on prend à peine une pause déjeuner. Je finis la journée vidée. Mais j'adore voir quelqu'un progresser et prendre plus de plaisir sur le terrain au fil de ces progrès ». La suite pour Lucie Wargnier ? La jeune joueuse profitera des conseils durant les semaines libres de son entraîneuse, puis ira taper la balle jaune en Australie où elle participera à un tournoi. Et dès février, Marion Bartoli accompagnera sa protégée sur les courts.

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