Thomas Siniecki, Media365 : publié le jeudi 16 juillet 2026 à 19h42
Le phénomène n'est pas nouveau, à tel point qu'il devient (enfin) pris de plus en plus au sérieux par les instances et la justice.
Le rapport du groupe Signify, un service de matrice des menaces qui utilise une détection basée sur l'intelligence artificielle, fait état de plus de 12 000 messages et publications d'injures sur les réseaux sociaux en 2025 à l'encontre des joueuses de tennis, un chiffre malheureusement stable par rapport à 2024. "Ces abus sont inacceptables et leur impact peut être important", rappelle la WTA à la lumière de ces chiffres. Cependant, on note une diminution de 66% des cas graves ainsi qu'un signalement aux forces de l'ordre de 35 comptes liés à douze personnes. La part des messages abusifs provenant de parieurs en colère tend à diminuer également, passant de 48% en 2024 à 42% en 2025. Ils représentent toutefois 59% des cas graves.
La WTA et World Tennis continueront "à plaider activement en faveur d'une plainte"
Les joueuses se satisfont de la mise en lumière de ce fléau, par le biais d'un message de leur comité : "Bien que ça provienne d'un nombre relativement restreint de comptes, il est rassurant de savoir que la WTA et World Tennis prennent ça au sérieux, soutiennent les joueuses et affirment clairement que ce type de comportement est inacceptable. Les progrès démontrent l'importance de travailler en collaboration dans le monde du sport, et avec nos partenaires, pour identifier les comportements abusifs, soutenir les joueuses et prendre des mesures concrètes."
D'après les deux instances internationales précitées, une action collective serait nécessaire afin de réaliser des progrès véritablement significatifs : "Les informations contenues dans ce rapport sont essentielles pour nous aider à approfondir notre connaissance du problème et à prendre des mesures décisives en puissant les responsables, afin de protéger ces victimes d'abus en ligne odieux. Bien que les conclusions illustrent l'efficacité de cette action, nous continuerons à plaider activement en faveur d'une plainte." Selon la WTA et World Tennis (anciennement l'ITF), elle doit intervenir de la part des entreprises de médias sociaux, des forces de l'ordre, des instances dirigeantes et de l'industrie du jeu.











