Affaire Peng Shuai : L'UE demande des preuves

Affaire Peng Shuai : L'UE demande des preuves©Media365

Paul Rouget, Media365 : publié le mercredi 24 novembre 2021 à 14h16

Alors que la réapparition publique de Peng Shuai n’a pas convaincu grand monde et que la Chine veut qu’on arrête de "monter en épingle" la disparition de la joueuse de 35 ans, l’Union européenne demande des "preuves de son bien-être et du lieu où elle se trouve."



Au lendemain des déclarations de Zhao Lijian, porte-parole du ministère chinois des Affaires Etrangères, qui estimait que "certains doivent cesser de délibérément monter en épingle" l’affaire de la disparition de Peng Shuai, "et surtout d’en faire une question politique", l’Union européenne a officiellement réagi mercredi. Le sort de l’ancienne numéro un mondiale de double, gagnante de deux tournois du Grand Chelem, dont Roland-Garros, a ému le monde du tennis. Et alors qu’elle avait disparu après avoir accusé d’agression sexuelle l’ancien vice-Premier Ministre Zhang Gaoli, sa réapparition publique, que beaucoup estiment orchestrée par le régime de Pékin, n’a d’ailleurs pas convaincu grand monde, à commencer par la WTA. Et l’Union européenne non plus, à en croire la porte-parole de la diplomatie de l'UE.

Des informations "très inquiétantes"

"Nous avons vu les propos attribués à Peng Shuai et les images de son apparition publique. Cependant, les informations sur les allégations d'abus et sur le fait qu'elle n'a pas été vue depuis deux semaines, restent très inquiétantes. Nous ne sommes pas en mesure de commenter les allégations elles-mêmes, mais nous demandons instamment une enquête complète et transparente, a confié Nabila Massrali dans un communiqué transmis à l’AFP. Nous demandons toujours au gouvernement chinois de fournir des preuves indépendantes et vérifiables de son bien-être et du lieu où elle se trouve. Nous espérons qu'elle pourra bientôt reprendre ses activités sportives et non sportives normales." La visioconférence entre la joueuse de 35 ans et Thomas Bach, président du Comité International Olympique (CIO), n’avait pas non plus été jugée très crédible, notamment par Nicolas Mahut, qui veut savoir "si elle est aussi libre de vivre et de s'exprimer librement." Et il n’est pas le seul…

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