Wimbledon - Noskova : « Si je ne gagnais pas, c'était la pire chose qui puisse m'arriver »

Wimbledon - Noskova : « Si je ne gagnais pas, c'était la pire chose qui puisse m'arriver »©Icon Sport, Media365

Thomas Siniecki, Media365 : publié le dimanche 12 juillet 2026 à 00h29

C'est un vrai test psychologique qu'a dû affronter Linda Noskova pour inscrire son nom au palmarès des Internationaux de Grande-Bretagne.

Il a fallu une sacrée force mentale à Linda Noskova pour se remettre de ces cinq balles de match manquées dans le deuxième set de la finale de Wimbledon, face à sa compatriote Karolina Muchova, pour ne pas se laisser déborder et tout de même aller chercher le sacre (6-2, 5-7, 6-3) : "C'était difficile, comme si ma main se bloquait parfois. Mes pieds ne bougeaient pas aussi bien. J'essayais de rester concentrée sur le positif." Et ce qui l'a peut-être sauvée sur sa sixième - et enfin bonne - balle de match, c'est qu'elle n'avait "même pas conscience que c'en était une" : "Je me suis accrochée. Ce qui m'a permis d'aller au bout, c'est que je n'ai pas laissé ça me rentrer dans la tête. Je n'y ai pas pensé."

"Je n'arrêtais pas de regarder le grand trophée"

Elle aura besoin de quelques jours pour réaliser la portée de son accomplissement, dont la réussite tient aussi à cette pause qu'elle est justement allée prendre à ce moment-là : "Je me suis aspergée d'eau froide aux toilettes et je me suis dit qu'il était temps de repartir à zéro. Ce qui m'a vraiment aidé, c'est le premier pas que j'ai fait en quittant le court, en réalisant que les trophées étaient là. Je me suis dit que je n'allais pas prendre le petit, mais le grand. Je n'arrêtais pas de le regarder, persuadé que j'allais le ramener à la maison coûte que coûte. J'étais si près du but. Si je ne gagnais pas, ça aurait été la pire chose qui puisse m'arriver."

Celle qui sera n°6 mondiale lundi n'a jamais envisagé un tel scénario et estime que personne n'aurait pu la préparer à ça. "Je me suis concentrée sur beaucoup de choses pendant ces balles de match. Je savais qu'elles étaient là, qu'il me suffisait de remettre la balle en jeu et que tout allait bien se passer." La Tchèque remercie enfin son coach pour tout le travail effectué lors des six ou sept dernières années. "J'ai toujours senti le soutien de mon équipe, c'est l'un des éléments qui m'ont permis de gagner."

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