Thomas Siniecki, Media365 : publié le vendredi 10 juillet 2026 à 10h16
S'il était français, Arthur Fery serait au minimum le nouveau n°4 national dans quelques jours, et même le n°2 s'il étendait son parcours sensationnel jusqu'à la finale en éliminant Alexander Zverev vendredi.
Puisque notre dernier représentant Arthur Rinderknech a lui aussi vu le vendredi, mais de la première semaine seulement, bref qu'il n'y a plus un joueur français en lice à Wimbledon depuis sept jours et que c'est devenu parfaitement banal, on se plaît à récupérer la sensation Arthur Fery dans notre clan. D'autant qu'il est le fils (et portrait craché) de Loïc, le président du FC Lorient en football, qu'on a vu dans son box sur le Centre Court... Et son Féry à lui est bien orthographié avec un accent, contrairement à son fils, ce qui n'est pas un hasard : oui, Arthur Fery est 100% britannique, et en ce moment un peu dingue pour le tennis de son pays, il tient plus que jamais à le revendiquer haut et fort.
"Il y a dix ans, j'aurais peut-être dit que je me sentais plus français qu'anglais"
Né à Paris, c'est bien à Londres qu'il a grandi et il se sent "de moins en moins français ces derniers temps". C'est dur à entendre, mais c'est ainsi. "Je vis en Angleterre depuis longtemps, il y a dix ans j'aurais peut-être dit que je me sentais plus français qu'anglais, mais désormais ce n'est plus du tout le cas. Je me sens très britannique, je vis là et tous mes meilleurs amis aussi, j'y ai fait mes études et je m'y entraîne. Mes parents sont toujours français, donc nous parlons français avec ma famille et mes cousins qui vivent encore en France. Mais non, mes racines sont désormais très ancrées à Londres."
Sa mère Olivia a disputé Roland-Garros pour la France en 1991, et après tout il sera toujours temps de changer pour Arthur Fery s'il le souhaite, puisque c'est possible en tennis... mais ça ne risque pas d'arriver. Le 114e joueur mondial, qui fêtera ses 24 ans dimanche - jour de la finale - et grimpera à la 36e place ATP au minimum la semaine prochaine (26e en cas de finale, treizième en cas de sacre), a tout simplement grandi à Wimbledon comme un jeune joueur tricolore l'aurait fait à proximité immédiate de Roland-Garros.











