Thomas Siniecki, Media365 : publié le mercredi 09 septembre 2026 à 19h35
Les deux adversaires ont visiblement apprécié l'expérience, même Carlos Alcaraz ne s'en est pas plaint. Mais la réflexion est plus générale, après cette fin de partie la plus tardive de l'histoire de l'US Open.
Le match dantesque entre Carlos Alcaraz et Ben Shelton s'est achevé au coeur de la nuit américaine, ce qui nous a au moins permis en France de suivre le dénouement sur les coups de 9h30 du matin. Mais c'est à se demander pourquoi, sur place, s'entêter à une telle programmation qui n'est absolument pas idéale pour l'audience TV... La rencontre, programmée en deuxième et ultime rotation d'une session nocturne déjà décalée à la base, à cause du duel de plus de 4h30' entre Frances Tiafoe et Alex Michelsen, a démarré à 23h en heure locale (5h du matin en France). Pour Paolo Bertolucci, ancien joueur devenu consultant sur Sky depuis de nombreuses années, "ils ont décidé de tuer le tennis puis ils s'étonnent des absences dues aux blessures, c'est une honte" !
Shelton : "C'est ce qui m'a donné la force de continuer et m'a permis de gagner"
Relancé sur la possibilité de couper les jeux à 40-40 avec un point décisif, l'Italien est formel : "Il ne s'agit pas de fausser le jeu, il faut modifier les horaires." Idem pour les cinq sets, pour lui ce n'est pas de la folie, mais bien le fait de commencer à 23h... Il cite enfin l'exemple de Wimbledon afin de prouver que ce n'est pas une fatalité : "Les télévisions paient aussi, mais ça s'arrête à 23h." Avec le fameux couvre-feu londonien.
Qu'en ont pensé les joueurs ? Ce n'est pas Ben Shelton qui ira dans le sens de notre confrère transalpin : "Je dis toujours que c'est la plus grande ville sportive du monde et le plus grand stade du monde. Pour moi, tout repose sur le public. Que ce soit mes entraîneurs, mon équipe, mes amis et ma famille, ou cette ville de New York qui est restée jusqu'à 3 heures du matin à scander 'USA' jusqu'au bout, c'est ce qui m'a donné la force de continuer et m'a permis de gagner. Je suis si reconnaissant et comblé, Dieu m'a tellement béni d'être devant vous... C'est un immense honneur, comme ça l'est de partager le terrain avec Carlos Alcaraz." C'est certain, les irréductibles de tennis sont restés en grande majorité, dans les tribunes comme devant leur écran. Pour les autres, effectivement, c'est beaucoup moins sûr.















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