US Open (F) / Osaka : " Ce titre est différent de celui de 2018 "

US Open (F) / Osaka : " Ce titre est différent de celui de 2018 "©Media365
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Aurélie SACCHELLI, publié le dimanche 13 septembre 2020 à 09h32

Victorieuse de son troisième tournoi du Grand Chelem samedi à l'US Open, Naomi Osaka (23 ans) a raconté en conférence de presse les derniers mois qui l'ont fait grandement mûrir.



Naomi Osaka ne compte que six titres WTA à son palmarès, mais trois d'entre eux sont des tournois du Grand Chelem ! Après l'US Open 2018 et l'Open d'Australie 2019, la Japonaise de bientôt 23 ans a conquis un nouveau trophée à l'US Open ce samedi en battant Victoria Azarenka 1-6, 6-3, 6-3. Après avoir souffert en début de match, elle a pu s'écrouler sur le court après la balle de match, pour voir ce que ça faisait, comme elle l'a expliqué en conférence de presse d'après-match : « J'étais tellement nerveuse dans le premier set, je ne bougeais pas mon pied, c'est comme si je ne jouais pas. Dans le deuxième, j'ai été breakée tôt, ce qui ne m'a pas aidée. Mais je me suis dit d'être positive, de ne pas perdre 6-1, 6-0, il fallait qu'elle mérite son argent (sourires). (...) Après la balle de match, j'ai pensé à toutes les fois où j'ai vu de grands joueurs s'écrouler sur le court et regarder vers le ciel. J'ai toujours voulu savoir ce qu'ils voyaient. Pour moi, c'était un moment incroyable, je suis vraiment heureuse de l'avoir fait. »

Osaka : "Le confinement m'a donné une chance de penser à beaucoup de choses"

Deux ans après sa première victoire à New York, à l'issue d'une finale houleuse contre Serena Williams, Naomi Osaka a vécu ce titre dans un contexte bien différent, à la fois en raison de la pandémie de coronavirus et des violences policières aux Etats-Unis, dont elle s'est faite l'une des porte-paroles, en arborant notamment un masque différent pour chaque match, avec le nom d'une victime de ces violences. La Japonaise a reconnu que ces derniers mois l'avaient fait mûrir. « Ce titre est différent de celui de 2018 en raison des circonstances. Je n'étais pas dans une bulle, la dernière fois. Il y avait beaucoup de fans. Le confinement m'a donné une chance de penser à beaucoup de choses, à ce que je voulais accomplir, ce dont les gens se rappelleront de moi. Je suis venue disputer ce tournoi avec cet état d'esprit et je pense que ça m'a aidée. J'essaie d'être plus mature. Je n'étais pas vraiment sûre du processus, mais je pense que j'ai appris des leçons qui m'aident à me développer en tant que personne. (...) J'ai lu beaucoup sur l'histoire d'Haïti (le pays de son père, ndlr). Mon père m'en parle tout le temps. Mon petit ami lit beaucoup aussi, et il me donne ses livres. J'essaie de me faire ma propre opinion comme ça, pas à travers les informations. » Verra-t-on cette Naomi Osaka plus mûre et moins timide à Roland-Garros dans deux semaines ? Ce n'est pas encore sûr. « J'avais prévu de jouer Roland-Garros avant de venir à l'US Open. Mais là, je vais voir », a expliqué celle qui sera n°3 mondiale (+6 places) au classement WTA de lundi.

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