Roland-Garros : Le record français de victoires en Grand Chelem pour Monfils

Paul Rouget, Media365 : publié le mardi 28 mai 2024 à 12h55

Gaël Monfils a signé son 122e succès en Majeur lundi soir à Roland-Garros, s'emparant du record de victoires françaises en Grand Chelem devant Jo-Wilfried Tsonga.

Il a encore été l'un des sauveurs de la journée française à Roland-Garros. Opposé lundi soir au Brésilien Thiago Seyboth Wild, qui avait sorti d'entrée Daniil Medvedev l'an dernier, Gaël Monfils ne s'est pas laissé surprendre, s'imposant en quatre sets (6-2, 3-6, 6-3, 6-4). A 37 ans, le Parisien, arrivé diminué par une maladie Porte d'Auteuil, a donc encore brillé dans son tournoi préféré, pour sa 17e apparition dans le grand tableau. Et celui qui avait atteint le dernier carré en 2008 s'est offert un record à cette occasion. Il est ainsi devenu le joueur français avec le plus de victoires en Grand Chelem : 122. "Ça prouve que je suis là depuis longtemps", a réagi en conférence de presse celui qui devance désormais dans ce classement Jo-Wilfried Tsonga (121 succès en Majeur), à la retraite depuis 2022, et Richard Gasquet, qui est monté jusqu'à 116 victoires avec sa victoire contre Borna Coric au premier tour des Internationaux de France.

Deux demi-finales en Majeur

Le Biterrois n'arrivera peut-être pas à faire grimper ce chiffre lors de la quinzaine parisienne, lui qui affronte le numéro deux mondial Jannik Sinner, alors que Monfils sera opposé à un autre Italien, Lorenzo Musetti, un adversaire a priori plus abordable. Le nouveau recordman français des victoires lors des tournois du Grand Chelem a donc réalisé son meilleur résultat en disputant les demi-finales à Roland-Garros en 2008, un stade qu'il a également atteint à l'US Open lors de l'édition 2016. Et Monfils avait expliqué en septembre dernier pourquoi il n'avait pas pu faire mieux. "Les gens te disent toujours : « Potentiellement, tu aurais pu faire ça. » Avec des si, si, si à chaque phrase. Mais on prend un potentiel de quelque chose qui n'existe pas, parce qu'on ne te connaît pas", avait-il déclaré, arguant que le « Big 4 » (Federer, Nadal, Djokovic et Murray) était tout simplement "plus fort", à tous les niveaux.

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