Tsitsipas, un consultant en herbe

Tsitsipas, un consultant en herbe©Media365
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Thomas Siniecki, publié le lundi 05 octobre 2020 à 09h00

Face à un Grigor Dimitrov qui n'était jamais allé aussi loin à Roland-Garros, Stefanos Tsitsipas pourrait avoir fort à faire lundi, en huitièmes de finale. Le Grec, qui aime deviser de tout, est un personnage apprécié sur le circuit.



Stefanos Tsitsipas apprécie les questions décalées. Il en a publiquement remercié Laurent Luyat samedi sur France 2. Toujours dans la foulée de sa victoire contre Aljaz Bedene (6-1, 6-2, 3-1 Ab., bien plus aisée que son premier tour marathon contre Jaume Munar, 4-6, 2-6, 6-1, 6-4, 6-4), le Grec a approfondi la réflexion : "Il est difficile que ce soit toujours les mêmes questions et les mêmes réponses ; je me répète, mais j'aime bien les journalistes qui me posent des questions inattendues, qui sortent des sentiers battus, qui ne sont pas liées à mon match ou qui, tout en ayant trait au match, permettent de débloquer quelque chose qui me permet de m'exprimer de manière plus ouverte et de donner davantage d'informations. Puisque c'est de ça qu'il s'agit, tirer le plus grand parti de ce que les joueurs ont à dire."

"Tous les jours après l'école, je vérifiais les résultats et je regardais tout"

Tsitsipas est très intéressé par "le journalisme, la presse et les médias" : "C'est quelque chose que j'aime beaucoup, je comprends comment ça fonctionne. Je suis joueur de tennis : si quelque chose fonctionne, je retourne sur le court le lendemain en essayant de refaire la même chose, je n'ai donc pas toujours grand-chose à ajouter du point de vue tactique." Profitant du débat, le n°6 mondial avait alors "quelque chose d'intéressant à ajouter" : "J'ai toujours voulu le dire : à onze ou douze ans, j'étais journaliste. J'avais une page Facebook que j'actualisais constamment avec des nouvelles de Roger Federer, Rafael Nadal et Novak Djokovic. Tous les jours après l'école, j'y étais, je vérifiais les résultats et je regardais tout ce qu'il se passait pour les leaders du tennis de l'époque, donc je comprends bien le journalisme."


Celui qui disputera lundi, face à Grigor Dimitrov, le match au niveau théoriquement le plus élevé depuis le début du tournoi - hommes et femmes confondus (en additionnant strictement les classements des joueurs, et en attendant Novak Djokovic face à Karen Khachanov) -, avait déjà les codes du métier : "On a toujours son préféré, mais j'essayais de rester neutre, parce que c'est comme ça que ça doit être. Il ne faut jamais avoir de favori ou de préféré quand vous écrivez une page sérieuse et que les gens lisent. Tout le monde sait que Roger Federer était mon préféré en grandissant, mais ce n'est pas forcément pour ça que j'en ai fait un dieu sur ma page Facebook. J'ai essayé de couvrir les nouvelles de la même manière pour tous les joueurs." La reconversion de Tsitsipas, dans une quinzaine d'années, est déjà toute trouvée.

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