Clément Pédron, Media365 : publié le dimanche 07 juin 2026 à 23h04
Alexander Zverev a remporté Roland-Garros ce dimanche après son succès en cinq sets contre Flavio Cobolli. C'est son premier titre en Grand Chelem en quatre finales disputées.
Il l'a fait. Alexander Zverev a sans doute poussé un ouf de soulagement dans sa tête, juste après le raté de Flavio Cobolli lui offrant la victoire. Dans la seconde suivante, l'Allemand s'est effondré sur la terre battue du Court Philippe-Chatrier, cédant sous le poids de la pression entourant ce match. Le N°3 mondial se savait attendu, d'abord en raison de l'absence des cadors en finale, également en raison de son statut et aussi par rapport à sa tragique série en cours de trois finales perdues (US Open 2020, Roland-Garros 2024 et Open d'Australie 2025).
Face à un adversaire moins bien classé que lui et qui ne s'attendait certainement pas à atteindre ce stade de la compétition, la tête de série N°2 a éprouvé des difficultés tout au long de la partie, a douté aussi peut-être mais a finalement eu gain de cause en cinq sets. Avec ce succès, l'Allemand a non seulement remporté son premier tournoi du Grand Chelem mais il est également devenu le premier Allemand depuis Boris Becker (Open d'Australie 1996) à remporter un Majeur. Alors forcément au moment de recevoir la Coupe des Mousquetaires, il y avait une certaine émotion chez Zverev. « Ce court (Philippe-Chatrier) est tellement spécial pour moi, a lâché le natif de Hambourg. J'y ai connu les pires et les meilleurs moments de ma carrière. J'ai perdu une finale ici, je me suis blessé ici, et là c'est une fin heureuse, enfin. Merci au public de m'avoir poussé pendant deux semaines. »
Une rédemption
Enfin vainqueur d'un Majeur à 29 ans, celui qui était surnommé le « le meilleur joueur du monde à n'avoir jamais remporté un Grand Chelem » n'a pas tremblé tout au long de la quinzaine. Au moment de livrer quelques mots aux spectateurs du Court Central, l'Allemand n'a pas manqué de souligner l'importance de son équipe et le chemin parcouru depuis plusieurs années. « Avec mon équipe, on a perdu ensemble, on s'est blessé ensemble et aujourd'hui, on a gagné un Grand Chelem ensemble, c'est ce qui compte. [...] C'est drôle parce que j'ai la plus ancienne équipe puisque mon père est mon coach et qu'il est là depuis le début. J'ai mon frère aussi dans mon équipe, qui est là depuis le début. Mon meilleur ami qui me suit est là depuis dix ans. [...] Je veux remercier tout le monde. »
Facilement battu par Jannik Sinner au Masters 1000 de Madrid il y a un mois, Alexander Zverev a confié combien il était stressé à l'approche de cette grande finale. « On était tous les deux très nerveux et cela s'est ressenti sur le niveau de jeu, a reconnu l'Allemand au micro de l'organisation. J'ai eu des crampes sur le court pour la première fois depuis 10 ans. Je suis un des joueurs les plus âgés à gagner mon premier tournoi du Grand Chelem, j'ai pris mon temps mais ça y est. Les deux dernières nuits, je n'ai pas bien dormi. J'étais nerveux. Je savais que si je ne gagnais pas cette finale, il y avait un risque que je n'en gagne plus jamais, avec les retours de Carlos (Alcaraz) et Jannik (Sinner). Si j'avais perdu cette quatrième finale de Grand Chelem, ça aurait été très dur d'en rejouer une cinquième. »











