Thomas Siniecki, Media365 : publié le vendredi 05 juin 2026 à 22h37
Dimanche, sur le court Philippe-Chatrier, un nouveau vainqueur sera célébré. A priori, le battu sera quand même content pour l'autre.
Alexander Zverev affrontera donc Flavio Cobolli en finale de Roland-Garros, un an après leur confrontation au troisième tour (6-2, 7-6, 6-1 pour l'Allemand). Grand favori en dépit de ce repos prolongé pour son adversaire italien, qui bénéficie du forfait soudain de son compatriote Matteo Arnaldi, le n°3 mondial assure que ça ne change rien, ou au moins que "ça ne fera pas une grande différence" : "Je n'ai pas eu des matchs terriblement longs, j'ai presque le sentiment que je pourrais déjà rejouer ! Bon, ce n'est pas comme ça qu'on voudrait qu'une demi-finale de tournoi du Grand Chelem se produise... J'ai vu Matteo aux vestiaires, il avait l'air vraiment mal. Ce sont des moments qui arrivent et on ne le souhaite jamais."
Zverev : "Avec certaines personnes, c'est une évidence !"
Ce qu'on ne sait pas forcément, et ça pourrait entrer en ligne de compte dimanche en fonction du scénario, c'est que les deux futurs adversaires pour le titre sont d'excellents amis depuis la Laver Cup à Berlin en septembre 2024. "Quand vous préparez une finale, ça n'est pas si difficile, parce que vous arrivez à la meilleure étape du tennis. C'est le summum, et c'est vraiment sympa de le partager. Bien sûr, on essaie toujours de se battre et de gagner. Mais c'est juste une personne sympa qui a un grand cœur, il est très amusant quand on le connaît, c'est un super joueur et un type fantastique. Je me réjouis de l'affronter en finale. Et j'aime beaucoup son père, très amusant aussi et vraiment un type super."
Stefano Cobolli, lui-même ancien joueur - même s'il s'est contenté de la 236e place mondiale en 2003 - est revenu vers Alexander Zverev lors de ses périodes récemment plus difficiles, échangeant aussi avec son père : "Il nous posait des questions sur le tennis et différentes choses, j'étais toujours ravi de parler avec lui. C'est comme ça que ça a commencé. Et avec certaines personnes, c'est une évidence !" Nul doute que l'après-match, dès la poignée de mains, sera forte en émotion. Reste à voir avec quels sentiments et pour qui.











