Aurélie Sacchelli, Media365 : publié le mardi 05 mai 2026 à 19h13
Interrogée en conférence de presse à Rome au sujet de la lettre écrite par les meilleurs joueurs du monde pour demander une meilleure répartition des revenus des tournois du Grand Chelem, la n°1 mondiale Aryna Sabalenka a fait savoir qu'il faudrait peut-être aller jusqu'au boycott pour faire entendre leur voix.
C'était jour de conférence de presse ce mardi en marge du WTA 1000 de Rome, et Aryna Sabalenka (qui fête ses 28 ans ce mardi) n'a pas échappé aux questions sur la lettre publiée dans la nuit de dimanche à lundi par un groupe des 20 meilleurs joueurs et joueuses du monde, comprenant Novak Djokovic, Jannik Sinner, Carlos Alcaraz, Coco Gauff, ou encore Sabalenka, pour demander une meilleure répartition des revenus des tournois des Grands Chelem. Concrètement, les joueurs de l'ATP et de la WTA souhaitent que les quatre tournois majeurs reversent 22% de leurs revenus en dotation, et non pas 15% comme c'est le cas actuellement, estimant que c'est grâce à leur talent que les tournois peuvent générer énormément d'argent.
Sabalenka : "Si c'est la seule solution..."
Et la n°1 mondiale ne s'est pas défilée au moment de répondre aux questions, se disant même prête à aller jusqu'au boycott des Grands Chelem. « Nous faisons le show. Sans nous, il n'y aurait pas de tournois, sans nous, il n'y aurait pas de divertissement, je pense que nous méritons d'être mieux payés. À un moment donné, il faudra boycotter si c'est la seule solution pour défendre nos droits. S'il faut en arriver au boycott, je pense que nous, les joueuses, nous pouvons nous unir, car certaines choses en Grand Chelem sont vraiment injustes pour nous », a déclaré la Biélorusse aux journalistes.
Swiatek plus mesurée
Sa rivale Iga Swiatek, qui mène également le combat pour une meilleure répartition des revenus, s'est montrée plus nuancée : « Le boycott des tournois serait quand même une solution un peu extrême. Le plus important est de communiquer et de discuter avec les organisateurs, de négocier. Espérons qu'avant Roland-Garros il y aura la possibilité d'avoir une réunion de ce type ». Interrogée par l'AFP, la Fédération française de tennis s'est dite prête à discuter : « la FFT est pleinement engagée dans un dialogue continu avec l'ensemble des parties prenantes du tennis mondial et se tient à la disposition des joueurs pour échanger directement avec eux », fait savoir l'instance, qui précise que depuis 2019, la dotation a augmenté de 45%.













