Thomas Siniecki, Media365 : publié le mardi 19 mai 2026 à 12h06
Convalescente une bonne partie de la saison dernière, Oceane Dodin avait défrayé la chronique en s'associant à la sulfureuse plateforme OnlyFans pour retrouver un sponsor.
Oceane Dodin a vécu un premier tour de qualifications pour le moins animé à Roland-Garros, en l'emportant 15-13 au jeu décisif du troisième set (6-4, 2-6, 7-6), s'effondrant en larmes sur une ultime - et grossière - double faute de son adversaire américaine Kayla Day (voir vidéo plus bas). "J'étais complétement perdue, je ne savais même plus qui avait balle de match. Psychologiquement, c'était très dur, j'essayais de ne pas regarder le score et surtout avec balle de match contre moi... J'ai essayé de rester agressive et de ne pas stresser, parce que c'était très compliqué, surtout au bout de trois balles de match." La pensée parasite devenait impossible à chasser : "Je me disais que si je perdais ce match, ça allait être l'enfer, je n'allais pas dormir de la nuit. Tous les joueurs connaissent cette sensation, et je me suis dit 'Non, pas à Roland.' Pour ne pas être vulgaire, j'ai essayé de me sortir... de prendre mon courage à deux mains !"
"J'en ch.. vraiment depuis quelques mois"
L'ace à 12-12 ou à 13-13, elle ne sait plus, lui a fait beaucoup de bien. L'émotion est palpable car ce match était très important pour elle : "Je reviens de blessure, j'en chie vraiment depuis quelques mois. Ce n'est pas facile et j'avais vraiment envie de bien jouer. Mes derniers tournois n'étaient pas très positifs, j'arrivais donc avec beaucoup de pression parce que je n'avais pas envie de faire un mauvais match." Et ça n'a pas été le cas, ce qui l'a maintenu dans un état mental finalement assez rare, la concernant : "Je suis très émotive, donc j'ai beaucoup de mal à gérer l'énervement. Bizarrement, là j'ai géré, mais c'est aussi parce que je jouais bien, donc j'étais contente. Je me disais que même si je perdais, en tout cas avant le tie-break, je serais quand même contente de mon niveau..." Ce qui lui a permis de rester calme jusqu'au bout.
Forcément très heureuse, elle admet que l'émotion est décuplée à Roland-Garros, car on s'y sent bien et qu'on a tout simplement envie d'y rester le plus longtemps possible. Mercredi, il faudra écarter la 124e mondiale Aliaksandra Sasnovich pour espérer se qualifier au troisième et dernier tour avant le rêve du grand tableau, que la huitième-finaliste de l'Open d'Australie 2024 n'a plus atteint à Paris depuis trois ans. Rien n'est impossible pour la 519e joueuse mondiale, car après tout c'est déjà la n°145 au classement WTA qu'elle vient d'éliminer.














